Pas de trace, pas d’appât, pas de bruit

Comment faire une belle photographie animalière ?

En vérité la question est assez simple, tout se base sur le respect de la faune et de la flore. 

 

Alors, on pourrait parler de l’affût qui est plus respectueux que la billebaude par exemple. En fait, c’est liée, ça vient du fait que pour faire une belle photographie animalière, il faut aussi que l’animal ne soit pas gêner par la présence humaine ou les choses qu’il engendre.

Je n’invente rien, d’ailleurs, je m’inspire énormément d’un photographe animalier qui en parle bien mieux que moi : Eric Deschamps. Un photographe québécois épatant qui appelle ça l’ECACO (Eduquer, Constater, Analyser, Comprendre, Observer).

Vous pouvez retrouver son article de blog ici : https://www.natureenvue.com/post/8recommandations

Oui, vous pouvez siffler pour obtenir le regard d’un animal, oui, vous pouvez disposer des graines pour faire venir un oiseau ou un écureuil, mais est-ce que cela fait une belle photographie quand on sait que ça nuit à la tranquillité naturelle des lieux et de ses habitants, non. Nous dérangeons suffisamment la faune par notre présence sur Terre, on devrait les laisser vivre leurs vies paisibles et une photographie animalière ne devrait pas être un problème à cela. Alors, comment fait-on ?

Les petits gestes

Je ne pense pas vous apprendre grand-chose, on ne jette rien dans la nature, on ne s’amuse pas à parler haut et fort dans une forêt, on ne jette pas de mégot dans les feuilles (ou partout ailleurs), etc, etc. Mais pourquoi, par exemple, on ne dispose pas de graine sur un beau chêne pour attirer une sitelle ? 

Parce que en faisant cela, vous fragilisez un équilibre, celui où l’animal, quel qu’il soit, doit subvenir à ses propres besoins et ne pas estimer que votre présence est un moyen facile de se nourrir, car quand vous n’êtes plus là, lui, il n’aura pas travaillé sur sa chasse instinctive et naturelle. 

Pourquoi on ne siffle pas pour attirer le regard d’un chevreuil ? Tout simplement parce que si votre sifflement le fait fuir, il pourrait considérer la zone comme dangereuse et l’éviter, sauf que si cette zone était propice à son alimentation ou sa reproduction, un simple sifflement aura une répercussion plus grave. C’est un peu comme l’Effet Papillon quoi.

Et puis bon, je ne sais pas pour vous, mais moi, j’aurais des remords à regarder une magnifique photographie d’un cerf qui me regarde parce que j’ai sifflé afin d’attirer son attention. Au détour d’une promenade, mon frère à remarquer un chevreuil et m’a dit qu’il sifflerait pour capter son regard, je lui ai répondu que je n’en avais pas besoin et que premièrement, ça entacherait l’authenticité de la photographie, deuxièmement, jamais, je ne pourrais être fier d’une photographie que j’ai provoqué au lieu d’observer.

Les grands gestes

Vous voyez une bouteille, une cartouche de chasseur, quelconque déchet ? Ramassez-le. Je vous préconise d’ailleurs l’utilisation d’un petit sac dans lequel ranger les déchets, moi personnellement, j’ai des pantalons cargos donc parfois, je range tous dans mes poches. Ça ne m’enchante pas trop de toucher à cela, ça me répugne même de temps en temps, mais ce n’est pas la place pour ce genre de chose.

C’est ce qu’on appelle “Pas de trace” ou “Leave No Trace”, c’est si simple que je ne devrais pas spécialement en parler. Mais ça fait partie des grands gestes parce qu’un déchet mets tellement de temps à disparaitre que c’est nécessaire de le ramasser.

 

Et puis l’ultime geste selon moi, les photographies prises dans des zoos, franchement, pourquoi ? Pour les safaris, il y a déjà débat, pour ma part, je ne suis pas pour, ça revient un peu au sifflement, pourquoi provoquer la photographie quand on peut l’observer et elle vient d’elle-même si on est respectueux ?

 

 

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