Comment bien choisir son impression, sur toile, plexisglas ou fine art chez soi

Tu te demandes quel support d’impression photographique choisir pour mettre en valeur tes œuvres ? Entre la toile, le plexiglas, le verre et le fine art, chaque option a ses propres atouts et particularités. Envie d’un aspect classique ? La texture de la toile pourrait t’enchanter. Pour un rendu plus moderne et vibrant, le plexiglas et le verre apportent profondeur et éclat à tes images. Quant au fine art, il propose une fidélité et une longévité inégalées grâce à ses pigments d’archivage. Faisons ensemble le tour des avantages et inconvénients de ces supports pour trouver celui qui sublimera tes photos selon ta vision artistique et ton budget.

Comprendre les différences : Toile, Plexiglas et Fine Art pour l’impression photographique

Choisir le bon support pour tes impressions photographiques peut paraître déroutant, surtout avec toutes les options disponibles sur le marché. Qu’il s’agisse de la toile, du plexiglas, du verre ou du fine art, chaque matériau offre ses propres caractéristiques et avantages. Voyons de plus près ce que tu peux attendre de chacun de ces supports.

Impression sur Toile

L’impression sur toile est une option populaire, souvent choisie pour son aspect classique et sa texture. Elle imite l’apparence d’une peinture, ce qui est parfait pour un rendu artistique et chaleureux. La toile est légère, ce qui la rend facile à suspendre, et c’est une solution généralement plus abordable. Cependant, en raison de sa texture, la résolution d’image peut être légèrement moins précise.

Impression Plexiglas

Si tu cherches à donner une touche moderne et élégante à ton intérieur, l’impression plexiglas pourrait être ton meilleur choix. Le plexiglas offre une superbe profondeur d’image et intensifie la qualité d’impression. Résistant aux UV, il protège tes photos de la décoloration. Cependant, il est souvent plus lourd que la toile et peut être plus coûteux.

Impression Fine Art

Enfin, l’impression fine art convient aux photographes et artistes exigeant un niveau très élevé de détails et une durabilité accrue. Cette méthode utilise des pigments d’archivage et des supports haut de gamme, offrant une conservation des couleurs optimale. Les impressions fine art sont souvent plus chères, mais elles sont idéales pour des œuvres qui nécessitent un rendu des couleurs parfait et une durabilité à long terme.

En comprenant ces différentes options, tu pourras mieux décider du type d’impression qui correspondra le mieux à ton projet, que ce soit pour orner les murs de ta maison ou pour un cadeau photo personnalisé. Chacune de ces méthodes apporte un style et une atmosphère unique à tes photos, il te suffit de choisir celle qui alignera le mieux avec ta vision.

A titre d’information, voici ce que donne les tailles d’impressions dans un salon et sur un mur qui se veut « vide » :

Avantages et inconvénients de chaque support d’impression pour vos photos

Lorsque vous choisissez un support d’impression pour vos photos, il est essentiel de comprendre que chaque option offre des avantages et des inconvénients spécifiques, adaptés à des besoins différents. Prenons d’abord l’exemple de l’impression sur toile. Très appréciée pour son charme classique, elle offre une texture qui rappelle une peinture. Cette option légère et facile à suspendre est idéale pour les intérieurs chaleureux ou artistiques. Cependant, la toile présente quelques limites : sa texture peut diminuer la netteté des détails et elle est plus sensible aux rayures, ce qui peut exiger l’ajout d’un cadre pour une meilleure protection.

De son côté, le plexiglas est une option moderne et sophistiquée, particulièrement prisée pour son rendu brillant et sa profondeur d’image impressionnante. Il met magnifiquement en valeur les couleurs, tout en offrant une résistance aux UV qui protège vos photos de la décoloration. Cependant, ce support est souvent plus coûteux et plus lourd, ce qui peut compliquer son installation, surtout pour de grands formats.

Enfin, l’impression fine art est une référence en matière de qualité et de durabilité. Ce support haut de gamme utilise des pigments d’archivage pour garantir une fidélité exceptionnelle des couleurs et une longévité incomparable. Les photographes et artistes à la recherche d’un rendu précis et d’une conservation optimale des œuvres apprécieront particulièrement cette option. Toutefois, son coût élevé et la nécessité de manipuler ces impressions avec soin en font un choix à réserver pour des projets exigeants ou destinés à une présentation de prestige.

En résumé, votre décision dépendra de vos priorités : un aspect chaleureux et économique avec la toile, une modernité éclatante avec le plexiglas, ou une qualité irréprochable et durable avec le fine art. Chaque support offre une esthétique unique et des caractéristiques qui peuvent transformer vos photos en véritables œuvres d’art.

Conseils pour sélectionner le support d’impression idéal selon votre vision artistique

Choisir le support d’impression idéal pour vos photos ne se limite pas à une question de goût. Il s’agit de prendre en compte plusieurs aspects, comme votre vision artistique, l’environnement où sera exposée l’œuvre, ou encore les contraintes de durabilité et de budget. Pour vous aider à faire un choix éclairé, voici quelques points à considérer.

La première étape consiste à réfléchir à l’esthétique globale que vous souhaitez donner à vos images. Si vous êtes attiré par un style classique et intemporel, l’impression sur toile pourrait être votre meilleure option. Sa texture chaleureuse imitant celle d’une peinture confère une dimension artistique unique, idéale pour des espaces conviviaux ou rustiques. En revanche, pour un rendu plus moderne et audacieux, le plexiglas et/ou le verre sont des choix évidents. Leur finition brillante et leur capacité à intensifier les couleurs s’intègrent parfaitement dans des intérieurs contemporains aux lignes épurées.

L’emplacement de l’œuvre est également crucial dans votre décision. Une pièce lumineuse avec une exposition importante à la lumière naturelle nécessitera un support résistant aux UV, comme le plexiglas, pour éviter la décoloration. À l’inverse, une salle de séjour cosy, avec une lumière tamisée, mettra en valeur une impression fine art grâce à sa finition mate et son rendu élégant. Pensez également à l’humidité de l’environnement : dans une salle de bain ou une cuisine,le plexiglas résiste mieux aux variations d’humidité, seront plus adaptés.

La durabilité du support est un autre critère à ne pas négliger, surtout si vous envisagez de conserver vos impressions sur une longue période. Si la longévité est une priorité, les impressions fine art, grâce à leurs pigments d’archivage, sont idéales pour maintenir l’éclat des couleurs et la précision des détails. En revanche, pour des projets temporaires ou à moindre coût, la toile reste une solution accessible tout en étant visuellement agréable.

Enfin, le budget joue un rôle central dans votre décision. Si les impressions fine art ou sur plexisglas offrent une qualité supérieure, elles nécessitent un investissement financier plus conséquent. La toile, souvent plus abordable, représente un excellent compromis pour des projets personnels ou des cadeaux. Toutefois, il est toujours préférable d’investir dans un support qui mettra réellement en valeur la photographie, même si cela implique de dépenser un peu plus.

En conclusion, prenez le temps d’évaluer vos besoins, votre style et votre environnement avant de faire votre choix. Chaque support possède ses forces et ses limites, mais tous peuvent sublimer vos photographies si vous les choisissez en accord avec votre vision artistique. Que vous recherchiez une ambiance chaleureuse, une présentation moderne ou une conservation optimale, le bon support d’impression fera toute la différence.

Astuces pour Maximiser l’Impact Visuel de vos Impressions Photographiques

Une fois que vous avez choisi le support idéal pour vos impressions, il est essentiel de travailler sur leur présentation pour créer un impact visuel optimal. Quelques ajustements simples peuvent transformer une photographie en une œuvre centrale captivante dans votre espace.

1. Choisir des photos appropriées

La sélection des images à imprimer joue un rôle clé dans le résultat final. Privilégiez des photos en haute résolution, surtout si vous prévoyez des tirages grand format. Une photo avec une résolution insuffisante risque de perdre en qualité, notamment sur des supports comme le plexiglas ou le verre, qui accentuent chaque détail. Les images aux contrastes marqués ou aux couleurs vibrantes se prêtent particulièrement bien aux supports brillants, tandis que celles aux nuances subtiles ou pastel s’harmonisent mieux avec des impressions fine art ou sur toile.

2. Optimiser l’éclairage

L’éclairage de l’espace où vos impressions seront exposées influence énormément leur impact. Une lumière naturelle indirecte est idéale pour éviter les reflets gênants sur des surfaces brillantes comme le plexiglas. Si la lumière naturelle est insuffisante, envisagez des spots LED ajustables pour diriger l’attention vers votre photo, en jouant sur l’intensité lumineuse pour accentuer les détails et les contrastes.

3. S’adapter à l’espace

L’intégration des impressions dans leur environnement est essentielle pour une harmonie visuelle. Par exemple, une impression sur toile dans un cadre chaleureux, comme un salon aux tons boisés, complète parfaitement l’atmosphère. À l’inverse, une impression plexiglas s’accordera mieux avec un intérieur moderne aux lignes épurées et minimalistes. Pensez aussi aux proportions : une grande impression peut servir de pièce maîtresse au-dessus d’un canapé ou d’un lit, tandis qu’une série de petites impressions peut créer un effet galerie dans un couloir ou un espace restreint.

4. Encadrement et suspension

Le choix de la présentation est également important. Pour des impressions sur toile ou fine art, des cadres discrets et sobres permettent de mettre l’œuvre en valeur sans distraire l’œil. Les impressions plexiglas et verre se prêtent bien à des systèmes de suspension flottants qui donnent l’illusion que l’œuvre est en apesanteur. Assurez-vous également que les fixations soient solides, surtout pour les supports plus lourds.

5. Jouer avec les thèmes

Créer une continuité thématique dans vos impressions peut renforcer leur impact. Par exemple, si vous exposez plusieurs photos, choisissez des images qui partagent des éléments communs, comme des couleurs similaires ou un thème cohérent (paysages, portraits, photographie animalière). Un mur de galerie bien organisé peut raconter une histoire ou évoquer une ambiance particulière.

6. Préserver vos impressions

Enfin, la conservation de vos impressions est essentielle pour prolonger leur beauté. Protégez-les de l’humidité, de l’exposition directe au soleil et des rayures. Si vous optez pour des impressions fine art ou sur toile, envisagez un vernissage ou un encadrement sous verre pour une protection supplémentaire. Pour les plexiglas et le verre, un simple chiffon en microfibre suffit pour les nettoyer sans risquer de les abîmer.

En appliquant ces astuces, vous transformerez vos impressions photographiques en éléments centraux de votre décoration, tout en respectant l’histoire et l’émotion capturées dans chaque image. Quelle que soit la taille ou le type de support, une bonne mise en valeur peut sublimer votre art et créer un véritable impact dans l’espace environnant. Maintenant, si vous aimez beaucoup une image et que malgré tout elle ne va pas réellement dans votre décor, est-ce important ? L’important est que vous aimiez votre décoration, peu importe les conventions.

Quelle est la différence entre l’impression sur toile, plexiglas et fine art ?

Chaque support offre une esthétique et une fonctionnalité spécifiques. L’impression sur toile se distingue par sa texture qui imite une peinture, idéale pour un rendu chaleureux et classique. Le plexiglas, quant à lui, amplifie les couleurs et ajoute une profondeur moderne grâce à son effet brillant. Enfin, le fine art garantit une qualité supérieure, utilisant des pigments d’archivage pour un rendu fidèle et durable, parfait pour les œuvres haut de gamme.

Quel support est le plus durable ?

Pour une durabilité optimale, l’impression fine art est imbattable. Grâce à l’utilisation de pigments d’archivage, elle préserve la qualité des couleurs pendant des décennies. Le plexiglas, résistant aux UV, protège également contre la décoloration. Cependant, la toile et le verre nécessitent plus de précautions pour éviter les dommages liés à l’humidité ou aux rayures.

Quel support convient le mieux pour un rendu artistique et chaleureux ?

L’impression sur toile est parfaite pour un effet artistique et chaleureux. Sa texture unique donne aux photos une apparence de peinture, idéale pour des environnements cosy ou des intérieurs au style traditionnel.

Pourquoi l’impression plexiglas est-elle si populaire pour les photos modernes ?

Le plexiglas est prisé pour son rendu éclatant et ses effets visuels impressionnants. Il accentue la profondeur et le contraste des images, offrant une esthétique sophistiquée et contemporaine. Sa résistance aux intempéries en fait aussi un choix pratique pour les espaces intérieurs et extérieurs.

Quels sont les critères pour bien choisir le type d’impression pour mes photos ?

Le choix dépend de plusieurs facteurs : votre style artistique, l’emplacement prévu, la durabilité nécessaire et votre budget. Pour un rendu classique, choisissez la toile. Pour un effet moderne et vibrant, optez pour le plexiglas ou le verre. Si vous souhaitez une qualité supérieure et une conservation à long terme, l’impression fine art est idéale.

Comment garantir une qualité optimale pour des tirages grand format ?

Pour des tirages grand format réussis, utilisez des images en haute résolution et privilégiez des supports comme le plexiglas ou le fine art, qui restituent parfaitement les détails. L’utilisation d’encres UV garantit également une meilleure protection contre la lumière et l’humidité.

Peut-on facilement déplacer des impressions sur toile ?

Oui, la toile est légère et facile à manipuler, ce qui la rend idéale pour des expositions temporaires ou pour des changements fréquents de décor.

En répondant à ces questions, vous avez désormais tous les outils pour faire un choix éclairé et adapter vos impressions photographiques à vos besoins et à votre vision artistique. Si d’autres questions vous viennent, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel ou à explorer davantage vos options.

Conclusion

Choisir le support d’impression idéal est une étape cruciale pour magnifier vos photographies et transmettre votre vision artistique. Chaque option – qu’il s’agisse de la chaleur classique de la toile, de l’éclat moderne du plexiglas et du verre, ou de la qualité supérieure et durable du fine art – possède des caractéristiques uniques qui influencent le rendu final et l’impact visuel de vos œuvres.

Prenez le temps d’évaluer vos besoins en fonction de l’espace où vos impressions seront exposées, de l’émotion que vous souhaitez transmettre et de votre budget. Une impression sur toile conviendra parfaitement pour un intérieur chaleureux et traditionnel, tandis qu’un plexiglas ou un verre illuminera un espace contemporain avec des couleurs vibrantes et une profondeur saisissante. Si vous recherchez une conservation optimale et un rendu hautement détaillé, l’impression fine art s’impose comme le choix incontournable pour les projets les plus exigeants.

Enfin, n’oubliez pas que la mise en valeur de vos impressions – éclairage, encadrement et intégration dans l’espace – joue un rôle clé dans leur succès visuel. Une œuvre bien présentée n’est pas seulement un élément de décoration, mais une véritable expression de votre style et de votre créativité.

Quelle que soit l’option choisie, l’essentiel est que vos impressions reflètent fidèlement l’émotion et l’histoire que vous avez capturées. Alors, lancez-vous, explorez les possibilités, et transformez vos photographies en véritables chefs-d’œuvre qui captiveront les regards et marqueront les esprits. Et vous avez besoin d’aide ? Sachez qu’au delà être un photographe, je suis un être humain, et je serais ravis de vous donner un avis objectif ou de vous aiguillez sur l’impression de mes photographies (présente dans ma galerie) pour votre chez vous. Et vous ne savez pas qui je suis ? Vous pouvez en savoir plus sur ma page « Qui suis-je ?« 

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Les pionniers de la photographie animalière : Du daguerréotype aux explorations naturelles

Plongez dans les aventures fascinantes des pionniers de la photographie animalière, ces visionnaires du XIXe siècle qui ont ouvert la voie à l’exploration visuelle du monde sauvage avec le daguerréotype, le bijou technologique de l’époque. Imaginez-vous sur leur cheminement, là où la patience infinie et la créativité étaient essentielles pour capturer la beauté et le mystère de la faune. Ces premiers clichés, bien que loin de la clarté numérique actuelle, ont joué un rôle crucial dans la sensibilisation à la conservation et à la science de la nature. Découvrez comment ces innovateurs ont marqué le début d’une quête perpétuelle de documenter et de sauvegarder notre précieuse biodiversité, rapprochant l’art de la science et éveillant la conscience collective à l’importance de notre patrimoine naturel. Une épopée visuelle et scientifique qui continue d’inspirer aujourd’hui.

L’émergence du daguerréotype et ses premiers impacts sur la photographie animalière

Au début du XIXe siècle, la photographie faisait son entrée triomphante dans le monde, transformant irrévocablement la manière dont nous capturons et percevons notre environnement. Parmi les premières technologies photographiques, le daguerréotype se distinguait par sa capacité à capturer des images détaillées en utilisant des plaques en cuivre argenté. Ce procédé, bien qu’à ses débuts laborieux et exigeant, offrait pour la première fois la possibilité de photographier la vie sous son aspect le plus vivant : le monde animalier.

Avant l’arrivée de ce procédé, la représentation visuelle des animaux dépendait principalement de l’illustration manuelle, souvent sujette à des erreurs d’interprétation et d’exagération. Avec le daguerréotype, les pionniers de la photographie avaient entre leurs mains une technique pour produire des témoignages visuels précis de la faune sauvage. Cependant, le défi était de taille. La photographie animalière nécessitait des innovations et une patience hors pair, car les temps de pose prolongés du daguerréotype rendaient difficile la capture d’animaux en mouvement.

Les premiers explorateurs naturalistes, fascinés par la possibilité de documenter des espèces rarement vues, ont embrassé cette technologie, poussant les limites des techniques photographiques anciennes. Ils ont cherché à capturer non seulement l’apparence des animaux mais aussi leur comportement naturel. Cela a posé de nouveaux défis techniques et créatifs, car il fallait trouver des moyens de stabiliser les sujets ou de les photographier dans un état de calme relatif.

Ces premiers clichés d’animaux sauvages, bien qu’en noir et blanc et souvent marqués par des imperfections, ont jeté les bases d’une nouvelle compréhension visuelle de la faune. Les images historiques de la faune prises par les pionniers de la photographie ont permis de créer des chroniques visuelles durables qui ont stimulé l’intérêt pour la conservation et la science animales.

En réfléchissant à l’impact du daguerréotype sur la photographie animalière, il devient évident que ces innovateurs en photographie n’étaient pas seulement des témoins de la nature mais aussi des pionniers qui ont ouvert la voie à des explorations naturelles plus approfondies. Leur travail allait bien au-delà de simples expérimentations techniques – il portait en lui le germe d’une vocation à la fois artistique et scientifique, une harmonie entre la révélation de la beauté naturelle et l’importance de sa préservation.

Gros plan sur un appareil photo daguerréotype vintage en bois dans un studio.
Concept de photographie rétro et de style vintage. Concept des photos les plus récentes
Développement de l'ambrotype sur verre. Procédé au collodion humide.
Concept de photographie rétro et de style vintage. Concept des photos les plus récentes

L’évolution des techniques et des équipements au service des explorations naturelles

Avec l’avènement du daguerréotype, le monde de la photographie animalière a franchi un premier cap vers ce qui deviendra un champ d’exploration scientifique et artistique. Cependant, pour que cette discipline puisse pleinement s’épanouir, il était nécessaire que les techniques et les équipements photographiques continuent d’évoluer, répondant aux besoins croissants des explorateurs naturalistes.

Les premiers appareils étaient encombrants et nécessitaient des ajustements délicats pour être utilisables sur le terrain. Les temps de pose prolongés limitaient la capacité des photographes à immortaliser des sujets en mouvement, relevant le défi de capturer des animaux dans leur habitat naturel sans les perturber. Cette limitation initiale a conduit à une quête d’innovations parmi les premiers photographes de la nature, désireux de peaufiner leur art. Parmi les techniques photographiques anciennes, certaines se sont progressivement adaptées, notamment l’utilisation de supports chimiques améliorant la sensibilité à la lumière et réduisant les temps de pose.

Vers la fin du XIXe siècle, l’introduction du collodion humide et de la plaque sèche a représenté un tournant majeur dans la photographie naturaliste. Ces nouvelles techniques ont permis une plus grande portée de mouvement et une captation plus nette des détails. Les appareils photographiques des années 1800 ont également commencé à devenir plus performants. Dotés d’objectifs optiques améliorés et de mécanismes permettant des prises de vue plus rapides, ils ont permis aux photographes de prendre des instantanés de la faune avec un réalisme inégalé.

L’ingéniosité de ces innovateurs en photographie ne s’est pas arrêtée là. Outre l’évolution technologique des appareils, les méthodes de prise de vue ont également connu de grandes avancées. Les photographes ont appris à utiliser leur environnement, à se camoufler parmi les éléments naturels pour capturer des images d’animaux sauvages sans intrusion. Ces techniques impliquaient souvent de longues heures d’attente et d’observation, influençant les photographes modernes qui continuent à affiner l’art de la patience nécessaire à la documentation de la vie sauvage.

Le développement de la photographie d’exploration a non seulement enrichi les archives de la biodiversité mondiale mais a également renforcé les arguments en faveur de la conservation et de l’étude scientifique des animaux. Les images produites durant cette période ont servi non seulement à émerveiller le public mais aussi à alarmer sur la fragilité des écosystèmes, alimentant ainsi des initiatives de protection qui résonnent encore aujourd’hui.

L’évolution des techniques photographiques pour les explorations naturelles a donc été bien plus qu’une simple amélioration technologique; elle a été un outil puissant de sensibilisation et de recherche, illustrant la beauté et la complexité de la vie animale. Ces progrès ont ouvert la voie à une nouvelle conception de la photographie, où l’art rencontre la science dans une mission commune de préservation de notre patrimoine naturel.

Les contributions des pionniers à la conservation et à la science de la faune sauvage

À travers les décennies, les premiers adeptes de la photographie animalière ont joué un rôle essentiel non seulement dans le domaine artistique, mais aussi dans la conservation et la science de la nature. En immortalisant les merveilles souvent insoupçonnées de la faune sauvage, ils ont non seulement apporté des preuves tangibles de la biodiversité mais aussi suscité une nouvelle conscience environnementale chez leurs contemporains.

Le voyage photographique à travers l’histoire des pionniers de la photographie animalière est émaillé d’expériences uniques et souvent périlleuses dans des territoires peu explorés. Ces premiers photographes, armés de lourds équipements et d’une détermination à toute épreuve, ont bravé des terrains hostiles pour capturer des images de créatures jusque-là rarement vues par l’œil humain. Parmi ces pionniers, des figures telles que Carl Akeley et George Shiras se démarquent. Leur travail a non seulement enrichi nos connaissances sur les espèces animales, mais a également été crucial pour le développement de nouvelles stratégies de conservation. (Je vous avoue que je ne suis pas fan du tout du travail de Carl Akeley dû à la taxidermie ou Georges Shiras qui était chasseur, mais ça n’enlève en rien leur présence dans ce blog).

L’impact des techniques photographiques anciennes était considérable car, pour la première fois, la société pouvait voir et comprendre réellement ce qui était en jeu en matière de diversité animale. Les images historiques de la faune ont contribué à éveiller les consciences sur la nécessité de protéger les habitats naturels. En transmettant ces images précieuses, ces photographes dépeignaient la beauté et la fragilité du monde naturel. Leurs clichés servaient souvent de base pour des discussions scientifiques et des projets de conservation, influençant ainsi des politiques visant à protéger la faune sauvage.

L’un des aspects les plus fascinants des pionniers de la photographie animalière était leur capacité à lier l’art visuel à la science. Les portraits de la faune réalisés par ces innovateurs ont contribué à cataloguer des espèces, fournissant des informations visuelles cruciales pour les naturalistes et chercheurs. Ces images ont permis une étude plus approfondie des espèces dans leur habitat naturel, favorisant une compréhension scientifique qui continue d’éclairer les efforts actuels en matière de conservation.

Ainsi, les contributions des premiers photographes de nature vont bien au-delà de l’art: elles ont constitué un pont entre la science et le grand public, influençant la manière dont nous percevons et préservons notre environnement. En immortalisant ces êtres vivants dans leur splendeur et vulnérabilité, ils ont semé les graines d’une prise de conscience collective de l’importance de protéger notre patrimoine naturel pour les générations futures. Leur héritage persiste, inspirant les photographes et les naturalistes d’aujourd’hui à poursuivre cette mission cruciale de conservation de la faune sauvage.

L’importance de la photographie de conservation dans le monde moderne

En abordant la photographie animalière moderne, il est crucial de comprendre le puissant rôle de la photographie de conservation. Cette pratique ne se contente pas de capturer la beauté du monde naturel, mais elle cherche également à influencer positivement les opinions et les actions du public envers la conservation de la faune.

Contrairement aux photographes du passé, les photographes de conservation d’aujourd’hui bénéficient de technologies avancées qui leur permettent de capturer des images de haute qualité avec des détails époustouflants. Ces outils modernes, tels que les appareils photo numériques haute résolution, les drones et les pièges photographiques, facilitent la documentation des comportements animaliers dans les écosystèmes sans les perturber. Cependant, la mission va au-delà de la simple capture de l’image ; elle vise à produire un impact significatif sur la préservation de la biodiversité.

Les photographies de conservation ouvrent des fenêtres incroyables sur des situations critiques telles que le braconnage, la destruction de l’habitat et le changement climatique. En créant un lien émotionnel entre le spectateur et les sujets sauvegardés, les images accroissent la sensibilisation et encouragent un soutien accru pour les initiatives de conservation. Ainsi, les photographes deviennent eux-mêmes des défenseurs de la nature, utilisant leur art pour alerter sur les espèces en voie de disparition et plaider pour des mesures urgentes de protection.

Un exemple frappant est l’œuvre de photographes comme Cristina Mittermeier et Paul Nicklen, pionniers modernes qui utilisent leur talent photographique non seulement pour capturer d’incroyables moments animaliers mais aussi pour raconter des histoires qui mettent en lumière les enjeux écologiques mondiaux. Leurs images sont diffusées dans des publications renommées, des expositions internationales et des campagnes en ligne, touchant un large public et incitant souvent à l’action.

La photographie de conservation va au-delà d’une simple documentation visuelle: elle agit comme un catalyseur pour le changement, inspirant les gens à s’impliquer dans des solutions durables. Que ce soit par le biais de plaidoyers directs ou de collaborations avec des organisations de conservation, les photographes y jouent un rôle crucial, collectant des preuves visuelles qui alimentent les campagnes de conservation et influencent la législation à travers le monde.

En conclusion, la photographie de conservation dans le monde moderne est essentielle pour encourager la protection de notre planète. Elle connecte les gens aux réalités de la faune et de l’environnement, les inspirant à agir pour préserver le monde naturel pour les générations futures. Ces photographes deviennent alors des ambassadeurs incontournables dans la lutte pour la préservation de la biodiversité mondiale. (Les photographies ci-dessous sont de mauvaises qualité, c’est évidemment fait exprès pour éviter le téléchargement des oeuvres des photographes)

Photographie de Cristina Mittermeier
Photographie d'une méduse sous les vagues avec un paysage forestier hors de l'eau avec un ciel nuageux. Photographie de Cristina Mittermeier
Photographie de Paul Nicklen
Photographie animalière de deux manchots qui monte petit à petit une couche glacière bleue. Photographie prise de Paul Nicklen

Qu’est-ce que le daguerréotype et comment a-t-il influencé la photographie animalière ?

Le daguerréotype est l’une des premières techniques photographiques inventée au début du XIXe siècle. C’était une méthode qui utilisait des plaques de cuivre argenté pour capturer des images très détaillées. Bien que difficile à utiliser en raison des longs temps de pose, il a révolutionné la manière de documenter la nature, permettant pour la première fois de capturer des représentations précises des animaux plutôt que de simplement les dessiner. Cela a jeté les bases de la photographie animalière en fournissant des témoignages visuels exacts de la faune.

Quels étaient les principaux défis pour les photographes animaliers au XIXe siècle ?

Les photographes animaliers de cette époque faisaient face à plusieurs défis majeurs. Les appareils étaient encombrants et difficilement maniables sur le terrain, et les temps de pose prolongés des daguerréotypes rendaient difficile la capture d’animaux en mouvement. La nécessité d’approcher discrètement les animaux pour éviter de les effrayer ajoutait une complexité supplémentaire. Ces obstacles ont encouragé les pionniers de la photographie à innover dans leurs techniques et à développer une patience remarquable pour capturer ces premiers clichés d’animaux sauvages.

Qui sont certains des pionniers de la photographie animalière et quelles ont été leurs contributions ?

Parmi les pionniers notables, Carl Akeley et George Shiras ont marqué l’histoire. Akeley a inventé des techniques pour photographier les animaux dans leurs habitats naturels sans perturbation, tandis que Shiras est connu pour ses images de faune en basse lumière. Leurs contributions ont enrichi notre compréhension des écosystèmes animaliers et ont joué un rôle essentiel dans les premiers efforts de conservation en fournissant des preuves tangibles de la biodiversité grâce à la photographie.

Comment la photographie animalière a-t-elle évolué avec le temps ?

Au fil du temps, la photographie animalière a beaucoup évolué, notamment avec l’introduction de nouvelles technologies comme le collodion humide et la plaque sèche à la fin du XIXe siècle, permettant des temps d’exposition plus courts et une meilleure qualité d’image. Les avancées technologiques ont permis de passer d’appareils encombrants à des équipements plus compacts et précis, transformant progressivement cette discipline en une pratique à la fois artistique et scientifique, utilisée aujourd’hui largement pour la conservation.

Quelle est l’importance de la photographie animalière moderne dans la conservation ?

La photographie animalière moderne joue un rôle crucial dans la conservation en sensibilisant le public aux enjeux environnementaux comme le braconnage, la perte d’habitat et les changements climatiques. Des photographes contemporains comme Cristina Mittermeier et Paul Nicklen utilisent leur art non seulement pour capturer la beauté animale, mais aussi pour promouvoir des mesures de conservation à grande échelle. Les photographies contemporaines servent de puissants outils de sensibilisation, reliant émotionnellement les gens aux espèces menacées et incitant à des actions concrètes pour protéger la biodiversité.

En vous plongant dans l’histoire riche des pionniers de la photographie animalière, vous découvrez comment une simple innovation technologique peut transformer notre perception de la nature et influencer des générations pour sa préservation.

Conclusion

En retraçant l’évolution marquante de la photographie animalière depuis l’ère du daguerréotype jusqu’à nos jours, nous avons pu observer comment cette pratique a transcendu les limites de la simple captation d’image pour devenir un puissant levier de sensibilisation et de conservation. Les pionniers de la photographie ont ouvert la voie à une meilleure compréhension de notre patrimoine naturel, immortalisant la faune avec précision et passion. Leurs efforts ont jeté les bases d’un dialogue entre science, art et conservation, un héritage pérenne dont les effets résonnent encore intensément aujourd’hui.

Les techniques et les équipements ont évolué de manière significative, rendant possible la documentation minutieuse des comportements animaux dans leur habitat naturel. Ces avancées ont non seulement enrichi notre compréhension et nos archives de la biodiversité mondiale, mais elles ont aussi renforcé l’engagement pour la conservation grâce à des images saisissantes qui sensibilisent le public à l’importance de protéger notre environnement.

De nos jours, la photographie de conservation demeure une force motrice essentielle pour la protection de notre planète. Elle inspire l’action et incite à un changement des comportements à travers le monde, grâce à des photographes dévoués qui, non seulement capturent la beauté de la faune, mais participent activement à sa sauvegarde. Leurs images continuent d’émouvoir, d’éduquer et de motiver les générations présentes et futures autour de la nécessité impérative de préserver la biodiversité.

Vous aimez les photographes animaliers ? Voici ma liste personnelle des personnes que j’admire et que je suis tout au long de leurs aventures : Eric Deschamps Nature, Morten Hilmer, Jérémie Villet, Vincent Munier, Andy Parkinson

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Guide de démarrage rapide : Comment configurer votre appareil photo pour la première fois

Vous venez de déballer votre premier appareil photo, bien décidé à capturer les merveilles cachées du monde qui vous entoure. Mais par où commencer ? Ce guide de démarrage rapide est votre allié, vous accompagnant pas à pas pour préparer votre équipement comme un pro et plonger au cœur de l’art photographique. Découvrez les réglages essentiels qui transformeront chaque cliché en photo époustouflante et apprenez les techniques de prise de vue indispensables pour immortaliser vos premiers pas dans l’univers fascinant de la photographie. Prêt à révéler le photographe qui sommeille en vous et à créer des images qui parlent ? Laissez-vous guider et préparez-vous à capturer la beauté du monde, une photo à la fois.

Préparation initiale : Déballage et vérification de votre équipement

Dans la photographie, la première étape cruciale consiste à bien préparer son matériel. Que vous soyez un photographe débutant ou expérimenté, une préparation minutieuse garantit que votre appareil photo est en parfait état de marche et prêt à capturer des moments uniques. Entrons dans le vif du sujet : comment configurer votre appareil photo pour la première fois, en commençant par le déballage et la vérification de votre équipement.

Lorsque vous déballez votre nouvel appareil photo, il est essentiel de passer par une vérification soigneuse de tous les composants. Assurez-vous que chaque élément de l’emballage est présent, y compris l’objectif, les capuchons de protection, le chargeur, la batterie, le manuel d’utilisation, et bien sûr, l’appareil photo lui-même. Cela peut sembler basique, mais l’absence d’une seule pièce peut affecter votre expérience photographique dès le départ.

Inspectez soigneusement votre appareil photo pour détecter d’éventuels défauts ou dommages. Parfois, pendant le transport, les articles peuvent être endommagés, et il vaut mieux s’en rendre compte avant une sortie photo plutôt qu’en plein milieu d’une séance photo de rêve. Vérifiez aussi que tous les boutons fonctionnent correctement et qu’il n’y a pas de pièces lâches.

Une fois cette vérification terminée, la batterie de votre appareil photo doit être rechargée complètement avant tout test de fonctionnement. Cela garantit que vous avez assez d’énergie pour explorer les différentes fonctions de l’appareil sans interruption. Certains appareils photo viennent avec une charge partielle, mais il est toujours préférable de commencer avec une pleine charge.

Ensuite, insérez une carte mémoire adaptée à votre appareil photo. Assurez-vous qu’elle a une capacité suffisante, surtout si vous prévoyez de capturer en haute résolution ou de tourner des vidéos. Formatage de la carte mémoire directement dans l’appareil peut aussi s’avérer nécessaire, pour s’assurer qu’elle fonctionne correctement avec votre appareil particulier.

En tant que naturaliste et photographe animalier, je recommande également de protéger votre matériel contre les éléments dès cette étape. Utilisez des protections anti-poussière et étuis adaptés pour assurer la longévité de votre équipement, surtout si vous anticipez des sorties en extérieur où votre appareil pourrait être exposé aux éléments.

En préparant soigneusement votre équipement comme décrit ici, vous commencez votre voyage photographique avec confiance et focus, prêt à capturer des images inoubliables de la nature et des animaux. Ce souci du détail s’accorde avec les valeurs que je chéris en tant que passionné de nature, où chaque petit détail peut faire une grande différence dans le monde complexe de la photographie.

Pour en savoir plus sur le matériel que j’utilise et qui garantit des prises de vue optimisées en toutes circonstances, vous pouvez consulter https://colorfulens.fr/ en scrollant vers le bas.

Un appareil photo Nikon installé sur une souche d'arbre. Il est équipé d'un objectif grand angle et une forêt avec des arbres entoure l'appareil photo.
Un appareil photo Nikon installé sur un trépied. Une télécommande de déclenchement à distance est connecté à l'appareil photo. L'appareil photo fait une pause longue d'un paysage norvégien avec un lac, une forêt et un grand ciel bleue et nuageux

Réglages essentiels : Paramétrage optimal de votre appareil photo

Une fois que votre nouvel appareil photo est prêt au niveau matériel, il est temps de se concentrer sur les réglages qui vous permettront de capturer des images époustouflantes. Si vous êtes féru de photographie de nature comme moi, savoir configurer son appareil comme un pro est crucial pour maximiser son potentiel. Voyons comment optimiser les paramètres appareil photo pour débutant et découvrir les astuces pour maximiser la performance de votre appareil photo.

Tout d’abord, familiarisez-vous avec le mode manuel, un incontournable pour avoir un contrôle total sur vos prises de vue. C’est ici que vous pourrez manipuler trois éléments essentiels : l’ISO, l’ouverture et la vitesse d’obturation. L’ISO doit être ajusté en fonction des conditions de lumière, en favorisant des valeurs basses pour les environnements lumineux et des valeurs plus élevées pour la photographie en basse lumière. Toutefois, attention à ne pas trop monter l’ISO pour éviter le bruit numérique.

L’ouverture, quant à elle, influence la profondeur de champ de vos images. Une grande ouverture (f/2.8, par exemple) est idéale pour les portraits ou pour isoler un sujet en créant un arrière-plan flou, tandis qu’une petite ouverture (f/11 et plus) est parfaite pour les photographies de paysage où une netteté uniforme est souhaitée.

La vitesse d’obturation doit correspondre à la nature de votre sujet. Pour capturer un oiseau en vol ou une scène de sport, optez pour une vitesse rapide (1/1000s et plus) pour figer le mouvement. Inversement, pour capturer des effets de flou artistique, comme une chute d’eau, une vitesse plus lente (1/10s) sera votre alliée.

N’oublions pas les réglages balance des blancs, élément crucial pour obtenir des couleurs naturelles qui reflètent réellement ce que l’œil perçoit. Utiliser le mode automatique est souvent suffisant, mais prendre le temps d’ajuster cette balance manuellement peut faire une grande différence, notamment lors de la photographie de voyage débutant dans des conditions de lumière variées.

Enfin, maîtrisez le réglage autofocus selon la mise en scène. Pour des sujets en mouvement, un mode autofocus continu (AI-Servo chez Canon, AF-C chez Nikon) est recommandé, tandis qu’en photographie générale, un autofocus ponctuel suffit amplement.

Configurer votre appareil photo en tenant compte de ces réglages essentiels vous ouvrira la voie à une expérience photographique enrichissante. Si vous évitez ces erreurs courantes en réglant votre appareil photo, vous vous sentirez prêt et confiant pour capturer les merveilles du monde naturel, un cliché à la fois.

Prise en main : Techniques de base pour capturer vos premières images

Une fois votre appareil photo configuré correctement grâce aux réglages essentiels, il est temps de passer à l’action ! En tant que photographe animalier et naturaliste, j’ai appris que la connaissance du fonctionnement de son appareil est aussi importante que la compréhension de l’environnement dans lequel on capture ses images. Découvrons comment vous pouvez commencer votre aventure photographique en appliquant des techniques de base solides.

Tout d’abord, apprenez à tenir correctement votre appareil photo. Cela paraît évident, mais une bonne prise en main est indispensable pour éviter toute instabilité. Utilisez les deux mains : votre main droite agrippe la poignée, tandis que votre main gauche soutient l’objectif. Cela stabilise votre prise de vue, surtout lors de l’utilisation de vitesses d’obturation plus lentes ou de téléobjectifs.

L’importante question du cadrage se pose. Utilisez la règle des tiers, une technique classique où vous divisez mentalement votre image en trois parties égales, à la fois horizontalement et verticalement. Placez vos sujets clés le long de ces lignes ou à leurs intersections. Cette méthode équilibre vos compositions et guide naturellement l’œil du spectateur.

Lorsque vous capturez un sujet en mouvement, tels que des animaux ou des scènes sportives, pensez à prévoir de l’espace dans la direction vers laquelle le sujet se déplace. Cela crée une dynamique et permet à l’image de respirer. En photographie animalière, cette technique donne une sensation de liberté aux créatures sauvages que vous immortalisez.

Soyez attentif à la lumière. La qualité de la lumière peut transformer une photo ordinaire en quelque chose de magique. En photographie de nature, les meilleures lumières se trouvent souvent au lever ou au coucher du soleil, moments privilégiés pour capturer des scènes aux couleurs douces et chaudes. En intérieur, pensez à la direction et à l’intensité de la lumière qui peuvent impacter vos photos de manière significative.

Enfin, pratiquez l’observation. Je passe beaucoup de temps à simplement observer les interactions et les comportements des animaux avant de commencer à photographier. Cela vous permet non seulement de mieux comprendre vos sujets mais aussi d’anticiper les moments clés à capturer.

Avec ces bases solides en main, vous êtes maintenant prêt à vous lancer dans la photographie. N’oubliez pas que chaque prise de vue est une occasion d’apprendre quelque chose de nouveau. La patience et la persévérance, alliées à une curiosité inébranlable pour le monde naturel, vous guideront pour capturer des images qui racontent des histoires puissantes et inspirantes.

Pour voir comment ces techniques prennent vie dans mes propres créations, explorez mon https://colorfulens.fr/portfolioanimalier/

Photographie d'un appareil photo canon avec un bokeh et un naturel vert. La photographie montre les boutons de réglage et des connecteurs ajouter à l'appareil photo.

Bonus : Astuces Écologiques et Éthiques pour Photographes de Nature

Dans le monde de la photographie de nature, il est essentiel de veiller à ce que notre passion n’ait pas d’impact négatif sur les milieux naturels et la faune que nous admirons tant. En tant que photographe animalier, voici quelques conseils écologiques et éthiques qui vous aideront à capturer des images incroyables tout en respectant l’environnement.

1# Respectez la Faune et son Espace

La règle d’or de la photographie de nature est de ne jamais perturber les animaux. Toujours observer de loin, utilisant un téléobjectif si nécessaire, pour ne pas stresser les animaux ni modifier leur comportement naturel. Rappelez-vous que nos interventions peuvent avoir des conséquences importantes sur leurs habitudes et leur bien-être.

2# Équilibre Écologique

Soyez conscient de votre propre impact sur la nature. Restez sur les sentiers balisés pour éviter d’endommager la végétation et n’emportez que vos souvenirs et vos photos, en suivant la philosophie du « Leave No Trace ». Assurez-vous de respecter toute réglementation locale concernant l’accès à certains habitats sensibles ou protégés.

3# Adoptez un Équipement Durable

Investissez dans des équipements fabriqués de manière durable ou issus de pratiques respectueuses de l’environnement. Regardez du côté des marques qui soutiennent la conservation de la nature et qui intègrent des matériaux recyclés ou éthiques dans leurs produits. De plus, prolongez la vie de vos outils par un entretien régulier, et recyclez l’équipement usagé de manière responsable lorsqu’il atteint la fin de sa vie.

4# Horaires Éco-Responsables

En photographie de nature, il est souvent tentant de rester dans un endroit pour de longues périodes, mais il est important de respecter les rythmes naturels. Lors des périodes de reproduction, d’hibernation ou de migration, soyez particulièrement vigilant à ne pas déranger les espèces. En outre, privilégiez les déplacements à pied ou à vélo pour minimiser votre empreinte carbone.

5# Partagez et Sensibilisez

Utilisez le pouvoir de vos images pour sensibiliser votre public à la beauté et à la fragilité des écosystèmes. Partagez non seulement vos photographies, mais aussi les histoires derrière les images, en soulignant les efforts de conservation et en incitant d’autres à respecter et à protéger la nature.

6# Continuer à se Former

Engagez-vous à apprendre constamment sur les habitats où vous photographiez. Assistez à des conférences, lisez des ouvrages de naturalistes reconnus et impliquez-vous dans des communautés qui partagent vos valeurs éthiques. Plus vous en saurez, plus vous serez armé pour pratiquer une photographie qui respecte la nature. Ces pratiques responsables et conscientes enrichiront non seulement votre travail photographique, mais contribueront également à la préservation des merveilles naturelles que nous voulons immortaliser. En tant que photographes engagés, notre devoir est d’être les gardiens de la beauté de la nature, en capturant des instants éternels tout en préservant l’éphémère délicatesse de notre planète.

Que dois-je vérifier lors du déballage de mon nouvel appareil photo ?

Lorsque vous déballez votre appareil photo, assurez-vous que tous les composants nécessaires sont présents : le boîtier de l’appareil, l’objectif, le chargeur, la batterie, les capuchons de protection et le manuel d’utilisation. Inspectez l’appareil pour tout dommage éventuel causé lors du transport et vérifiez que les boutons fonctionnent correctement.

Comment configurer les réglages de base de mon appareil photo ?

Pour un bon démarrage, familiarisez-vous avec le mode manuel, qui vous permet de contrôler l’ISO, l’ouverture et la vitesse d’obturation. L’ISO doit être adapté à la lumière ambiante, l’ouverture à votre sujet (portrait ou paysage), et la vitesse d’obturation à la nature de votre sujet (mouvement rapide ou lent).

Pourquoi est-il important d’ajuster la balance des blancs ?

La balance des blancs garantit des couleurs naturelles en adaptant l’appareil photo à la lumière ambiante. Bien que le mode automatique soit souvent suffisant, ajuster manuellement la balance des blancs peut être crucial dans des conditions de lumière variées, comme lors de la photographie de voyage.

Quels conseils pour choisir la vitesse d’obturation idéale ?

La vitesse d’obturation dépend de votre sujet. Pour figer le mouvement, comme pour des animaux en vol ou des événements sportifs, utilisez une vitesse rapide (1/1000s ou plus). Pour des effets artistiques de flou, comme une rivière, choisissez une vitesse plus lente (1/10s).

Qu’est-ce que la règle des tiers et comment l’utiliser pour le cadrage ?

La règle des tiers implique de diviser mentalement l’image en trois parties égales horizontalement et verticalement. Placez vos sujets principaux le long de ces lignes ou à leurs intersections pour une composition équilibrée qui guide l’œil du spectateur.

Qu’est-ce que la règle des tiers et comment l’utiliser pour le cadrage ?

La règle des tiers implique de diviser mentalement l’image en trois parties égales horizontalement et verticalement. Placez vos sujets principaux le long de ces lignes ou à leurs intersections pour une composition équilibrée qui guide l’œil du spectateur.

Quels sont les gestes éthiques à adopter en photographie de nature ?

Respectez la faune et son espace en observant de loin et sans perturber leurs comportements. Utilisez des équipements durables et respectez la philosophie « Leave No Trace » pour minimiser votre impact écologique. Partagez vos images pour sensibiliser à la conservation de la nature.

Conclusion

En conclusion, s’aventurer dans le monde de la photographie de nature nécessite une préparation minutieuse, un réglage précis de votre équipement et une compréhension approfondie des techniques de prise de vue. Les phases essentielles—du déballage et de la vérification de votre appareil, à la configuration des paramètres de base, en passant par l’application de techniques photographiques solides—ouvrent la voie à des captures visuelles éblouissantes qui reflètent la complexité et la poésie de la nature. Grâce aux astuces écologiques et éthiques partagées, vous pouvez vous immerger dans cet art tout en respectant l’environnement et la faune, assurant que vos images non seulement racontent une histoire mais inspirent à la préservation de notre planète.

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Les différentes mésanges en France : Comment les reconnaître et les différencier ?

Les mésanges, ces petits joyaux ailés, égayent les paysages français par leur diversité et leur charme indéniable. En vous plongeant dans le fascinant monde des mésanges, découvrez comment ces créatures apportent une touche de magie quotidienne à nos jardins et nos forêts. Savez-vous qu’une simple balade matinale dans un parc peut vous offrir un concert enchanteur de leur chant varié ? De la mésange charbonnière à la mésange huppée, venez explorer les caractéristiques uniques de ces oiseaux et apprenez à les observer dans leur habitat naturel. Vous avez un jardin ? Transformez-le en sanctuaire pour ces magnifiques volatiles grâce à des conseils pratiques et simples. Attirer et préserver les mésanges n’est pas seulement une aventure gratifiante pour tout amateur de nature et de photographie, mais aussi un geste clé pour la conservation de ces espèces précieuses. Laissez libre cours à votre curiosité et plongez dans cet univers captivant qui allie découverte ornithologique et actions concrètes en faveur de l’écosystème.

Les principales espèces de mésanges en France : caractéristiques et reconnaissances

En tant que photographe animalier, il n’y a rien de plus exaltant que de s’aventurer dans la nature à la recherche de ces petits joyaux ailés que sont les mésanges. La France héberge un assortiment de ces magnifiques oiseaux, chacune avec ses propres caractéristiques qui les rendent uniques et fascinantes à observer. Dans notre pays, vous pourrez facilement rencontrer plusieurs espèces de mésanges, dont les plus courantes sont la mésange charbonnière, la mésange bleue, la mésange nonnette, la mésange huppée et la mésange à longue queue (ou otitre pour les puristes).

La mésange charbonnière est sans doute l’une des plus mémorables avec son plumage noir sur la tête, ses joues blanches et son ventre jaune vif. Elle est aussi célèbre pour son chant varié et reconnaissable, un atout certain pour tout passionné de birdwatching cherchant à identifier les chants d’oiseaux de manière experte. Agile et curieuse, la mésange charbonnière est un spectacle à elle seule, offrant des opportunités fantastiques pour la photographie animalière.

Les mésanges bleues, quant à elles, sont plus petites, mais non moins charmantes. Leur tête coiffée d’un beau calot bleu nuit et leur poitrine crème éclaboussée de bleu en font de véritables merveilles de la nature. Elles sont souvent aperçues dans les jardins, virevoltant avec agilité, démontrant ainsi leur caractère audacieux et captivant.

Bien qu’un peu plus discrète, la mésange nonnette séduit par sa simplicité. Avec sa calotte noire et son plumage aux nuances de brun grisâtre, elle a un charme subtil presque mystique. Moins bruyante que ses congénères, elle préfère généralement sillonner les forêts et les parcs boisés.

La mésange huppée arbore une petite houppette distinctive sur la tête, un trait d’une élégance unique. Ce détail esthétique, allié à ses tonalités de gris marquées de blanc et de noir, la rend aisément reconnaissable, même pour un œil inexpérimenté.

Enfin, la mésange à longue queue se distingue par sa silhouette allongée et sa queue interminable. Son plumage blanc, rose et noir lui confère une allure presque dessinée, parfaite pour enrichir toute collection photographique axée sur la biodiversité française.

Apprendre à reconnaître ces espèces et leurs particularités enrichit non seulement votre expérience de l’observation en milieu naturel, mais contribue aussi à la conservation en sensibilisant à leur habitat naturel. En comprenant ces oiseaux, nous pouvons tous participer à leur protection et à celle de nos écosystèmes précieux. Prendre le temps de s’immerger dans le monde des mésanges, c’est s’offrir un contact privilégié avec la nature, et à travers elle, un peu de magie quotidienne.

Mésange bleue posée sur une brindille parmi les fleurs éclatantes de printemps, illustrant la douceur et le renouveau naturel.
La mésange colorée parmi les fleurs de printemps incarne la magie et le renouveau de la saison.
Mésange charbonnière aux couleurs vives sur une branche, sur fond vert flouté
Cette mésange charbonnière, mise en valeur par un arrière-plan verdoyant, nous rappelle la beauté simple de la nature.

Habitat et comportement des mésanges : où et comment les observer

Les mésanges, avec leur charme indéniable et leur comportement intrigant, peuplent divers habitats à travers la France. Comprendre leurs habitats et caractéristiques comportementales est essentiel non seulement pour les observer efficacement, mais aussi pour apprécier leur rôle vital dans notre écosystème.

Les mésanges se retrouvent dans une variété de milieux, allant des forêts de feuillus aux jardins en passant par les parcs urbains. Elles favorisent généralement des environnements offrant abondance de nourriture et de sites sûrs pour nidifier. Ainsi, les bosquets, les lisières forestières et les terrains arborés constituent leurs terrains de prédilection. Les jardins bien aménagés peuvent aussi devenir leur sanctuaire si les conditions sont favorables, rendant l’observation de ces oiseaux accessible même dans des zones plus urbaines.

En matière de comportement, les mésanges sont connues pour leur nature vive et active. Elles passent une grande partie de leur journée à la recherche de nourriture, accomplissant ces tâches avec une agilité et une rapidité impressionnantes. Ces petits acrobates volants exploitent une large gamme d’insectes et de graines, contribuant ainsi à la régulation des populations d’insectes nuisibles et à la dispersion des semences. Cette diète flexible leur permet de s’adapter à différents environnements et saisons, les mésanges charbonnières et bleues étant souvent observées virevolter avec énergie autour des mangeoires.

Pour observer ces fascinants oiseaux de France, il est conseillé de s’équiper de jumelles et d’un peu de patience. Les mésanges sont des créatures curieuses et souvent peu farouches lorsqu’elles se sentent en sécurité. Une balade matinale dans un parc ou une forêt augmente vos chances de les apercevoir occupées à nourrir leurs petits ou à entretenir leur plumage. Prenez le temps de vous asseoir et d’écouter leur concert sonore ; le chant des mésanges, tel celui de la mésange charbonnière, est emblématique et peut servir de repère auditif pour le birdwatching.

Il est important de comprendre et de respecter les habitats des mésanges pour ne pas perturber leur comportement naturel. En tant que passionné de nature et de photographie animalière, votre rôle peut également inclure la sensibilisation à leur préservation. Protéger les espaces où ces oiseaux s’épanouissent est crucial pour leur survie, surtout face aux menaces liées à l’urbanisation et à la destruction des habitats. En s’engageant à observer et à protéger les mésanges, nous contribuons à maintenir l’équilibre de nos écosystèmes tout en profitant des instants magiques qu’elles nous offrent.

Conseils pour accueillir et préserver les mésanges dans votre jardin

Accueillir et préserver les mésanges dans votre jardin est une aventure gratifiante qui n’enrichit pas seulement votre expérience de l’observation, mais contribue également à la conservation de ces charmants petits oiseaux. Les mésanges, qu’elles soient charbonnières, bleues ou autre, sont un excellent ajout à tout espace vert, offrant des interactions captivantes et un chant mélodieux.

Pour créer un environnement accueillant pour les mésanges, commencez par leur fournir des sources de nourriture adéquates. Les mésanges ont une diète variée, constituée principalement d’insectes en été et de graines en hiver. Laissez donc des espaces naturels et feuillu. Que ce soit des haies denses, des arbres fruitiers, ou même pratiquer la coupe raisonnée.

Assurez-vous également de disposer vos mangeoires à des endroits stratégiques. Les mésanges préfèrent les endroits surélevés et proches des arbres ou des buissons, qui peuvent leur offrir une couverture protectrice contre les prédateurs. Le fait de varier les emplacements peut également attirer différentes espèces de mésanges, chacune ayant ses petits préférences en matière de sécurisation. Néanmoins, je vous suggère personnellement de ne pas installer de graine. Ces oiseaux doivent apprendre à chercher leur nourriture pour survivre, si vous les aidez, vous ne rendez pas service. Par contre, les mangeoires peuvent servir d’espace humide. En mettant de l’eau, vous pourrez les aider à s’abreuver, mais aussi à nettoyer leurs plumes !

La préservation passe aussi par l’installation de nichoirs. Vous pouvez fabriquer ou acheter un nichoir adapté aux mésanges, généralement avec une ouverture circulaire d’environ 25 à 30 mm de diamètre. Installez-le à une hauteur d’au moins 2 mètres et dans un endroit protégé du vent et du plein soleil. L’idéal est une orientation sud-est. Une fois que les mésanges choisissent votre nichoir pour nidifier, préparez-vous à être témoin de scènes adorables, depuis la construction du nid jusqu’à l’envol des oisillons.

Enfin, pour maintenir un environnement sain, évitez l’utilisation d’insecticides et de pesticides qui pourraient nuire aux ressources alimentaires naturelles des mésanges. Encouragez plutôt une biodiversité saine en plantant des arbustes indigènes et des fleurs, ce qui attirera naturellement les insectes dont se nourrissent les mésanges.

Prôner ces pratiques est essentiel pour promouvoir la cohabitation harmonieuse avec la faune locale. Accueillir et préserver les mésanges dans votre jardin ne génère pas seulement de merveilleuses opportunités photographiques, mais contribue aussi à la sauvegarde des écosystèmes locaux. Grâce à des gestes simples mais significatifs, nous pouvons tous jouer un rôle dans la protection de ces petits oiseaux de France, enrichissant ainsi notre connexion à la nature tout en assurant leur avenir pour les générations à venir.

Mésange gracieuse sur branche ensoleillée, entourée de lumière naturelle dans une forêt. Rayons filtrant à travers le feuillage, soulignant sa silhouette délicate.
Admirez cette mésange posée harmonieusement sur une branche, capturée dans une lumière naturelle qui révèle la beauté sauvage.

Bonus : La Photographie Éthique des Mésanges : Conseils et Techniques

Photographier les mésanges est une activité passionnante qui nécessite non seulement des compétences techniques, mais aussi une approche éthique pour garantir que votre quête d’images mémorables ne perturbe pas ces petites merveilles de la nature. En tant que photographe animalier engagé dans la protection et le respect de la faune, voici quelques conseils pratiques pour capturer ces oiseaux de manière responsable.

1# Préparation et Matériel

Avant de vous aventurer dans la nature ou même dans votre propre jardin, assurez-vous d’avoir l’équipement approprié. Un appareil photo avec un bon zoom est essentiel, car vous voudrez capturer les mésanges de près sans les effrayer. Un objectif entre 200mm et 400mm est généralement idéal. Le trépied est également un atout pour des images stables, particulièrement dans des conditions de faible luminosité telles que l’aube ou le crépuscule, moments où les mésanges sont souvent actives.

2# Connaissance du Comportement

Pour réussir vos photos et respecter l’éthique animale, il est important de bien comprendre le comportement des mésanges. Apprenez à reconnaître les signaux de stress chez ces oiseaux. Par exemple, s’ils gazouillent avec insistance, secouent leurs ailes fréquemment ou s’enfuient à votre approche, c’est un indicateur qu’ils se sentent menacés. La clé est d’observer à distance et d’approcher lentement, en évitant tout mouvement brusque.

3# Positionnement et Camouflage

Une approche douce est toujours la meilleure. Habillez-vous de couleurs neutres pour vous fondre avec l’environnement. Vous pouvez également utiliser des caches ou des tentes de photographie pour éviter d’alerter les mésanges. Positionnez-vous en amont sur leurs trajectoires de vol connues ou près des sites où elles s’alimentent fréquemment. La patience est votre meilleur allié, permettant aux oiseaux de s’acclimater à votre présence. Evitez également le déodorant ou le parfum, les odeurs peuvent faire fuir ces oiseaux.

4# Respect des Nids

L’un des principes fondamentaux de la photographie éthique en milieu naturel est de ne jamais déranger un oiseau pendant la nidification. Je vous conseille de ne pas le faire du tout. Vous risquez de gêner autant les petits que les parents, est-ce bien nécessaire ? Pas si vous avez une conscience.

5# Post-Traitement et Partage Responsable

Une fois vos photos capturées, le post-traitement peut sublimer les nuances délicates des mésanges, mais veillez à ne pas altérer la réalité naturelle des scènes. Lors du partage de vos photographies, sensibilisez votre audience à l’importance de la conservation des mésanges et de leurs habitats. Rappelez au public l’importance de préserver la tranquillité et l’intégrité des sites de prise de vue.

Quelle est la différence entre une mésange charbonnière et une mésange bleue ?

La mésange charbonnière se distingue par sa tête noire, ses joues blanches et son ventre jaune vif, tandis que la mésange bleue est facilement reconnaissable par sa tête bleue canard et sa poitrine crème. La mésange bleue est généralement plus petite que la mésange charbonnière. Ces traits distinctifs facilitent leur identification lorsque vous les observez lors de vos séances de birdwatching.

Où peut-on observer les mésanges en France ?

Les mésanges peuplent divers habitats à travers la France, notamment les forêts de feuillus, les parcs urbains et les jardins bien aménagés. Elles privilégient les endroits où elles peuvent trouver de la nourriture et des sites de nidification sécurisés. Munissez-vous de jumelles et explorez les parcs locaux, les forêts ou même votre propre jardin pour observer ces oiseaux charmants en pleine activité.

Quel est le comportement typique des mésanges ?

Les mésanges sont des oiseaux actifs et curieux qui passent beaucoup de temps à chercher de la nourriture. Elles font preuve d’une grande agilité et contribuent à la régulation des insectes nuisibles. Elles sont également sociables et peu farouches, ce qui rend leur observation relativement accessible. Ecouter leur chant est un excellent moyen de les repérer, surtout celui de la mésange charbonnière, particulièrement varié et reconnaissable.

Comment protéger les mésanges et leurs habitats ?

Protéger les mésanges implique de préserver leurs habitats naturels en limitant l’urbanisation et en évitant la destruction des espaces verts. Vous pouvez également favoriser la biodiversité dans votre jardin en utilisant des plantes indigènes et en évitant les pesticides. Participer à des initiatives de conservation locales et éduquer le public sur l’importance de ces oiseaux are des moyens efficaces de soutenir leur préservation.

Quels équipements sont nécessaires pour photographier les mésanges sans les perturber ?

Pour photographier les mésanges de manière éthique, utilisez un appareil photo avec un bon zoom (objectif de 200mm à 400mm), un trépied pour la stabilité et une tenue aux couleurs neutres pour le camouflage. Approchez-vous doucement de votre sujet et maintenez une distance raisonnable pour éviter de les stresser, surtout près des nids. Cela garantit un shooting réussi sans compromettre le bien-être des oiseaux.

Conclusion

En conclusion, les mésanges de France offrent aux passionnés de nature et de photographie une richesse inestimable en termes de diversité et de beauté. Qu’il s’agisse de la mésange charbonnière à la voix mélodieuse, de la mésange bleue espiègle ou de la mystérieuse mésange nonnette, chaque espèce présente des caractéristiques uniques à explorer. Leur observation, qu’elle se fasse en forêt, en parc ou dans votre propre jardin, est rendue possible grâce à la compréhension de leurs habitats et comportements. Attirer ces oiseaux chez vous peut enrichir votre quotidien tout en contribuant à leur conservation, grâce à des pratiques comme l’installation de mangeoires avec de l’eau ou nichoirs adaptés.

La photographie éthique de ces oiseaux merveilleux offre l’opportunité de capturer des moments intimes avec soin, tout en respectant leur bien-être et en sensibilisant aux enjeux écologiques. Avec l’équipement adéquat et une approche responsable, immortaliser ces moments magiques devient une expérience gratifiante qui inspire la préservation de la nature.

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L’ultime guide Norvégien – Voyager en Norvège, informations, lieux, applications et astuces

Si vous n’êtes pas encore allé en Norvège et que vous préparez un voyage, cette page est parfaite, car je vais donner toutes mes astuces et mes ressentis.

Sommaire

Le départ

Nous sommes le 01 juin 2023, il est l’heure d’aller prendre l’avion à Paris pour l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Si vous aussi, vous avez une voiture et vous la laissez derrière vous, sachez que vous avez des fermes qui s’occupent de votre voiture en votre absence pour pas très cher comparer aux parkings sécurisés sur Paris et ses alentours. L’avantage, c’est le prix et de plus, certaines fermes vous proposent de vous emmener à l’aéroport en navette pour votre décollage.

Dans notre situation, c’était cette ferme : https://www.roissyfarmpark.com
Tout s’est très bien passé, le parking est sécurisé et sous caméra, la navette était à l’heure et c’était un poids en moins sur la conscience pour la voiture. Nous avons payé 70€ du 1ᵉʳ juin au 11 juin, donc 10 jours.

Direction : Bergen, la Norvège !

L’avion

Avant d’arriver à Bergen, il est important de parler du billet d’avion. Après énormément de recherche, car mon frère et moi sommes des malades de « l’optimisation financière » nous avons feuilleté par moins d’une vingtaine de sites pour trouver le meilleur prix. Ce qu’il faut savoir c’est qu’étant photographe, pilote de drone et vidéaste, il me faut à tout prix un bagage soute, nous étions 4, nous avons tous pris un bagage en soute pour supporter le poids des vêtements, des tentes et de mon matériel. Je ferai tout un paragraphe sur mon équipement à la fin de cette page.


Donc, nous prenons l’avion, les tickets s’impriment sur place avec votre code barre envoyé par la compagnie, ensuite, vous attachez un billet sur un bagage soute, puis, soit vous imprimez votre ticket d’embarquement, soit vous montrez le code avec votre téléphone. Je vous conseille d’imprimer le ticket en plus, ça ne coûte rien et c’est une sécurité en plus. Vis-à-vis de l’avion, nous étions avec Air France et KLM à l’aller et Air France au retour.

Vous déposez votre bagage soute en premier, si celui-ci n’a pas de bâche de protection antipluie, il vous sera donné un large sac où vous installerez votre bagage soute, c’est fait contre les ouvertures indésirables durant les voyages de votre bagage. Donc si vous avez une bâche antipluie : mettez là. (Les batteries sont interdites dans le bagage soute, si vous avez des batteries, il faut les garder avec vous [Max 40 000 mAh]).

Et ensuite, direction le décollage !

Pour l’aller, tout s’est très bien passé, notre halte à Amsterdam a duré une heure durant laquelle nous nous sommes promenés dans le Duty Free.

Sachez que le Duty Free n’est pas aussi « peu cher » qu’ils le prétendent. Ils margent énormément les prix, c’est donc presque aussi cher que des achats en boutique hors aéroport.

Dans l’avion, nous avons eu le droit à un repas : un sandwich et de l’eau ou un soda (+ un café si vous êtes un fier partisan du mal au ventre). Si vous avez un gros estomac, essayez de prévoir un bon déjeuner ou alors un sandwich en plus, sinon ça fera peut-être un peu léger. Les repas sont donnés sur les horaires de vols qui conviennent, c’est-à-dire que notre vol était à midi, il était donc normal d’avoir un repas, donc il est possible que vous n’ayez rien si les horaires ne coïncident pas à l’heure des repas. Par contre, il est possible d’avoir deux repas, le premier décollage, nous avons eu un sandwich, le deuxième décollage d’Amsterdam à Bergen, nous avons eu un second sandwich.

« Qu’en est-il du second petit-déjeuner ? » – Meriadoc

Nous avons commandé nos billets sur Option Way pour un total de 264€ aller-retour et bagage soute de 21 kilos + bagage cabine 10kg et bagage main, ce qui est franchement très peu.

Bergen

 Hallo ! Bienvenue à Bergen ! Vous ne savez pas parler norvégien ? Aucun problème, parce que les Norvégiens ont un anglais impeccable et même les vieilles personnes. Néanmoins :

Hallo : Bonjour – Prononciation : « Allo »
Ha det : Au revoir – Prononciation : « A dé »
Ha det bra : Difficile à traduire, c’est plus proche d’un Good bye anglais qu’un Au revoir français, c’est une façon de dire « bonne journée » – Pronociation : « A dé bra »
Takk : Merci – Prononciation : « Tac »

Et normalement, ce sera déjà très bien comme base pour être respectueux des Norvégiens. Parce que le respect, c’est toute une histoire ! On verra ça dans le prochain chapitre.

Si vous avez réservé une voiture à l’aéroport de Bergen, sachez que c’est un peu le bordel pour trouver le concessionnaire. En gros, quand vous êtes sur le point de sortir de l’aéroport, à l’intérieur de celui-ci, vous trouverez la personne qui gère la location qui ensuite vous dirigera vers le parking en dessous de l’aéroport. Il est donc inutile d’aller au parking, vous n’y trouverez aucunes aides ni aucunes clefs ! Il faut donc rester dans l’enceinte de l’aéroport et trouvez l’entreprise. Je n’ai malheureusement pas plus d’indication, car je ne me suis pas occupé de cette partie-là, c’est mon frère et notre ami Erik.

Quand vous récupérez la voiture : Faites des photos !

C’est vraiment un impératif, faire des photos, c’est le seul moyen de vous protéger d’une éventuelle arnaque, donc vous faites des photographies de l’intérieur et de l’extérieur, soyez méticuleux, parce que si vous ne l’êtes pas, eux le seront.

Dans notre situation, nous avions réservé une Toyota Yaris pour le voyage, nous avons bénéficié de la version supérieure, car elle n’était pas disponible. Alors, nous avons donc roulé en Toyota Yaris Cross. Je vous avoue que la voiture est incroyable, mais on ne s’attendait pas à ce qu’elle soit plus petite que prévu, sur les photographies cela paraissait plus spacieux. Alors, essayez d’optimiser le rangement de vos bagages et ne prenez pas toute votre maison avec vous.

Nous avons nos bagages, notre voiture, maintenant parlons du sujet qui fâche.

Le Camping Sauvage

On vous a menti. Non voilà, c’est vraiment le cas. Le camping sauvage en Norvège est largement moins accessible qui ne l’a été. Pour cause ? L’irrespect des touristes. Malgré le fait que le camping sauvage fait partie intégrante des lois norvégiennes et qu’il vous est interdit de vous interdire d’en faire, de moins en moins d’endroits sont ouverts. Dans un premier temps, les zones les plus intéressantes sont fermées légalement par des panneaux « No Camping ». Le panneau ressemble à ceci, je le déteste, quand je le vois ça me file des ulcères. C’est votre pire ennemi. Votre némésis !

Par contre, les panneaux sur lesquels il est marqué « no camping » mais écrit grossièrement par un norvégien, c’est interdit aussi, mais pas pour vous, pour eux. C’est interdit d’installer des panneaux de fortune « no camping » pour interdire le camping. Donc soit vous avez des coronès et vous ignorez le panneau, soit vous faites demi-tour. Et c’est très souvent le demi-tour qui prévaut, car on ne sait pas comment les Norvégiens le prendront si vous ignorez leurs panneaux. Ne créez pas des problèmes pour des emplacements, ça n’en vaut pas la peine et dans tous les cas dans un pays où la barrière de la langue existe, c’est perdu d’avance.

Par contre, les panneaux sur lesquels il est marqué « no camping » mais écrit grossièrement par un norvégien, c’est interdit aussi, mais pas pour vous, pour eux. C’est interdit d’installer des panneaux de fortune « no camping » pour interdire le camping. Donc soit vous avez des coronès et vous ignorez le panneau, soit vous faites demi-tour. Et c’est très souvent le demi-tour qui prévaut, car on ne sait pas comment les Norvégiens le prendront si vous ignorez leurs panneaux. Ne créez pas des problèmes pour des emplacements, ça n’en vaut pas la peine et dans tous les cas dans un pays où la barrière de la langue existe, c’est perdu d’avance.

Sur les 10 jours, nous avons fait du camping sauvage seulement deux fois et je peux vous dire que trouver ces deux emplacements relève du miracle. Les deux emplacements nous ont demandé de la route hors des villes et villages et pour le premier, de la marche pendant 10 minutes en plus, ce n’est pas long, mais les routes n’étaient pas toutes en état.

Maintenant, s’il vous plait, nettoyez derrière vous, même si les dégâts ne sont pas à vous. Si vous voulez continuer de vous balader en Norvège, soyons respectueux des lieux, la nature n’est pas une déchetterie, si on ne le fait pas dans son pays, je ne vois pas pourquoi on le ferait ailleurs.

Alors dans ce cas, où avons-nous dormi les jours restants et pour combien ?

Rassurez-vous, si vous êtes équipés d’une tente, les campings vous ouvrirons les bras, moi en tout cas, j’ai deux adresses à vous donner si vous empruntez la même voie que nous en Norvège :

Camping idyllique en Norvège avec ses eaux cristallines, ses maisons pittoresques et une nature verdoyante, offrant une évasion parfaite.

Eikhamrane Camping pas loin d’Odda : https://goo.gl/maps/f2zv35mMgMjPJCrs9

C’est ici que nous avons rencontré les norvégiens les plus gentils de Norvège ! Vegard et Gro ont été si gentils, attentionnés, prêt à nous aider que finalement, passez du temps dans ce camping, c’était vraiment pas si mal comparer à notre idée de camping sauvage. Le dégoût d’être incapable de s’installer quelque part a été vite effacer par les soirées intéressantes de nos vies respectives dans ce camping.

Vue aérienne du camping Gaupholm en Norvège montrant une communauté entourée par la nature avec un lac, des forêts et des montagnes.
Immersion dans la tranquillité du camping Gaupholm en Norvège, où l’eau et la forêt offrent une échappée belle.

Et le deuxième, Gaupholm Camping : https://goo.gl/maps/Y7GrevfmPNaGL1q16

Un couple âgé qui a accepté de nous recevoir le premier jour de notre arrivée vers 23 h 30. Ils étaient tellement agréables que nous sommes revenus avant de reprendre l’avion pour quitter la Norvège.

Anecdote : Les salles de bains se salissent assez vite, alors pour les aider et surtout par respect des lieux, nous avons proposé de nettoyer nous-mêmes les salles de bains avant d’aller se coucher. Ils ont apprécié et nous ont expliqué que c’était la première fois qu’ils voyaient des touristes nettoyés, qu’ils nous ont offerts des beignets à la cannelle. Comme quoi, faire preuve de gentillesse, ça apporte la gentillesse.

Pour les prix, le Gaupholm Camping et Eikhamrane Camping coutait 9€ par tente (deux personnes). Vous avez des toilettes gratuites, une petite cuisine et l’électricité gratuite (hors zone d’emplacement) et une place de parking à proximité de votre installation. Par contre l’Eikhamrane coutait 2€ par douche contrairement au Gaupholm qui était gratuit. Au final, nous en avons eu pour :

9€ (par tente) + 2€ (par douche) = 72€ (pour 10 jours)/2 (36€) de camping + 14€ de douche = 86€ (50€ par personne sur les 10 jours). Le prix est plus que raisonnable.

Nos déplacements

Alors, qu’avons-nous fait durant nos 10 jours de Norvège ?

(1ᵉʳ juin) Arrivé à Bergen, nous avons fait des courses à Biltema (équipements, campings et autres) puis à Kiwi Mini Pris, ensuite, nous sommes partis directement rejoindre le Gaupholm Camping où nous avons mangé un morceau.

(2ᵉ juin) Le lendemain, nous avons repris la route, fait une halte à Mørkhølsfossen pour nous balader. Et nous avons fait route jusqu’à Eikhamrane Camping pour y dormir.
Petite halte sur la route pour admirer les montagnes

Pour les courses, nous sommes allés à Bunnpris Odda et Rema1000. À ce propos, Rema1000, vous en trouverez partout, en termes de prix, tout est assez similaire à la France. C’est sympa l’inflation, c’était pour nous habituer aux pays étrangers.

(3ᵉ juin) Partons du camping pour rejoindre le Bondhus Lake. C’est un endroit pas très loin d’Odda qui vaut le détour. Le parking est payant et ensuite, comptez une petite heure pour rejoindre le lac aux pieds des montagnes avec une vue sur les glaciers et les cascades. La randonnée est assez simple, de temps en temps ça monte, mais très peu et de temps en temps ça redescend. Au final, le plus difficile était le soleil.

Si vous avez prévu une journée entière, vous pouvez normalement faire le tour du lac. Nous avons essayé, mais le temps nous a pris de court. Donc impossible pour voir de vous dire comment c’est et encore moins d’être certain que faire le tour soit possible voir simple. Mais c’est une belle balade touristique qui en vaut le détour.

Pour finir la journée, nous nous sommes rendus à Rogdo où nous avons fait notre première soirée de camping sauvage. Sachez néanmoins que nous avons eu un accueil mitigé quand l’on a expliqué à une habitante notre venue et où nous allions dormir (Rogdatjorn, un lac un peu plus haut). Son visage a changé du tout au tout et son sourire s’est vite fini en abrégeant la conversation. Cet accueil à laisser un froid toute la soirée, mais le saumon pas cher nous a réconforté. Des chevaux sont venus passer le repas avec nous, nous ne savons toujours pas pourquoi ils étaient là et à qui ils étaient, mais ça nous a occupé l’esprit.

(4ᵉ juin) Ding dong, c’est l’heure de douiller ! Nous nous levons gentiment devant un beau coucher de soleil, mais il est temps de partir pour rejoindre le Trolltunga. Le Trolltunga aura sa propre partie un peu plus loin, car au vu de l’enfer que ça a été, il mérite amplement des explications. Voir la partie du Trolltunga.

Après le Trolltunga, nous avons dormi à Eikhamrane Camping et (5ᵉ juin) nous avons fait une pause d’une journée pour nous reposer.

(6ᵉ juin) Partons de chez nos amis Gro et Vegard pour rejoindre Stavanger. Sur la route, nous avons fait une pause aux cascades du Latefossen. Très bel endroit !

Puis, nous avons vu une autre cascade, beaucoup plus grande : Langfoss

Maintenant, on roule jusqu’à Arsvagen. Il est temps de prendre le ferry vers Stavanger ! D’ailleurs si les prix vous intéressent pour les péages et les ferrys, j’ai fait une rubrique plus bas.

Le ferry, c’est le moyen de se reposer quelques minutes, à l’intérieur, vous avez une petite restauration pour un café, des sodas, des snacks et vous pouvez admirer la vue pendant que votre voiture est tranquillement garée sur le ferry. Soit, vous vous installez à l’intérieur où vous aurez des prises pour charger vos téléphones, soit à l’extérieur où parfois le vent souffle violemment (c’est très drôle, faites juste attention à vos chapeaux).

Arrivé à Stavanger, il est temps d’aller voir les épées de Harald !

Petit point histoire : « Les Epées sur les Rochers » ou « Sverd I Fjell » est un monument de trois épées pour commémorer la dernière bataille de Harald à la Belle Chevelure. Les épées sont faites en Bronze et ont une hauteur de 10 mètres, inauguré en 1983 par Olav V pour le 1111ᵉ anniversaire de la bataille de Hafrsjord. Les épées seraient un symbole de paix pour montrer leurs inutilisations, coincées dans le sol.

Voilà, ça, c’est fait !

Que dire de plus, les épées sont incroyables, la plage en contrebas, un peu moins. Pour le pays de l’écologie qu’est la Norvège, ne vous attendez pas à des miracles, le tri sélectif et ramasser ses déchets sur les plages, ils ne savent visiblement pas le faire.

Et nous entamons donc notre deuxième camping sauvage de notre voyage, direction : Turstart – Toberget

C’est un parking autorisé au camping, vous y trouverez de quoi vous installez en camping-car ou en voiture + tente. Vous avez une plage de pierre très sympa, mais très vite occupée, soyez donc rapide pour obtenir les plus belles places ! Et si vous avez besoin de faire des gros besoins, à l’entrée du parking, vous avez des toilettes disponibles. Le seul détail est que c’est un trou profond et vous aurez la chance inestimable d’entendre votre popo rentrer en collision avec les autres. C’est une expérience à faire.

Et ça, c’est la vue le matin :

(7ᵉ juin) Nous retournons maintenant dans le sens inverse pour revenir sur nos pas et rejoindre Bergen pour reprendre notre avion. Mais c’est le moment aussi de visiter les villes, Stavanger étant la première sur notre chemin, profitons-en !

Malheureusement, Stavanger comme Bergen (que l’on visitera l’avant-dernier jour) sont des villes plutôt simples comparées à l’idée que l’on se faisait. Sans pour autant attendre de visiter une ville incroyable, c’est une visite très rapide qui nous attend. Stavanger comparé à Bergen a un petit bourg style ancienne ville, mais il est si anecdotique comparé à la ville en elle-même que ça en est vraiment dommage. Le plus surprenant est l’absence d’histoire. La Norvège est le pays des vikings, mais il n’y a quasiment rien à leurs sujets. Pour être tout à fait honnête, les seules choses qui rappellent les périodes vikings sont les boutiques souvenirs, mais eux ce n’est pas par respect pour l’histoire, c’est pour le commerce.

Je n’étais pas inspiré pour une belle photo, donc désolé ! Ici c’est la meilleure partie de Bergen, le reste c’est sympa mais un peu trop de béton à mon goût.

La route continue donc, nous reprenons le ferry, passons par Roldal pour voir une église typique norvégienne et nous arrivons dans la soirée à Eikhamrane Camping où nous refaisons une halte, Vegard nous parle d’un chemin de randonnée que nous pourrions faire le lendemain qui nous emmène dans la zone de Rogdo où nous avons déjà dormi.

(8ᵉ juin) Nous suivons donc les indications et allons vers fameux chemin de randonnée. Il m’est donc possible maintenant de vous donner une application qui sera importante pour votre séjour : Alltrails (vous arriverez sur mon lien de parrainage, je n’y gagne rien, ils planteront des arbres pour chaque parrainage)

Si vous aimez la randonnée, c’est l’application qu’il vous faut, par exemple, prenons le parcours de Vegard que l’on peut retrouver sur l’application :

Nous avons donc les informations de l’itinéraire, la difficulté (modérée), le nombre de kilomètres à faire et une estimation du temps prévu. Si ensuite, vous allez sur la page du parcours, vous trouverez d’autres informations, comme le dénivelé, l’accès par voiture pour se garer, une navigation style Google Maps pour la randonnée, les conditions météos des prochains jours et des avis de la communauté. Une application vraiment complète ! Elle marche également dans les autres pays, pas seulement la Norvège.

Nous n’avons pas trouvé meilleure application, c’était réellement la plus intéressante.

On a donc passé la journée à faire cette petite randonnée et selon l’endroit où vous garez votre voiture, il y a une cidrerie norvégienne incroyable pas très loin, il est donc peut-être encore temps de faire le plein !

Le soir, nous rentrons à Eikhamrane Camping et nous préparons nos dernières affaires pour rejoindre Gaupholm Camping

(9eme Juin) Nous faisons une halte à Odda pour visiter un peu la ville et acheter des souvenirs pour la famille. Nous mangeons sur place. Pour les personnes qui ne le savent pas, Odda est connue aussi pour accueillir la série « Ragnarök », série norvégienne plus ou moins connue, vous pouvez d’ailleurs trouver une stèle en hommage à la série près du fjord d’Odda.

Et c’est reparti pour de la route toute la journée ! Nous passons notre nuit à Gaupholm et le lendemain, nous partons pour Bergen afin de visiter la ville.

(10ᵉ juin) Comme je le disais plus haut, Bergen est comme Stavanger, oubliable. C’est un peu méchant, j’en conviens, mais sincèrement, j’aurais eu un autre avis si la ville avait un bourg historique, des monuments, quelque chose de culturel. Au mieux, vous avez des belles maisons en bois colorés près de la mer et c’est mignon, sinon, ce sont des bâtiments en béton neufs, des parkings chers (car oui, la Norvège fait bien savoir qu’elle ne veut plus des voitures dans ses villes, c’est une bonne décision néanmoins s’il faut être objectif) et des boutiques souvenirs. D’ailleurs en tant que touriste les boutiques souvenirs vous donne un ticket à donner à l’aéroport qui vous permettra d’être remboursé de la TVA. C’est une très bonne mesure de la part de la Norvège.

Mais ce qui nous a achevé en arrivant, c’est la Stavkirke de Fantoft. À la base, nous voulions aller à Flam pour voir une église en bois noir, manque de temps, nous avons décidé de visiter celle de Bergen. Pour 10€ l’entrée. Pour donner une idée, 10€ vous pouvez visiter un château de la Loire, vous en aurez pour 1 à 2 heures de visite, pour la Stavkirke, il m’a suffi de cinq minutes. Le pire, c’est le grillage et les caméras autour qui dénature l’ensemble du monument. Afin de ne pas vous faire perdre de l’argent, voici à quoi ça ressemble à l’extérieur et l’intérieur :

Pour 1,50€ de plus, vous pouvez visiter le Château de Suscinio dans le Morbihan avec des costumes à disposition, de l’interaction, de l’histoire, des histoires arthuriennes, des activités de l’époque et un tour des douves en bateau. J’ai mal aux fesses, ça ne passe toujours pas après plusieurs mois.

Il est temps d’aller dormir, demain, c’est le grand retour. Nous avons planté nos tentes à Midttun Motell & camping AS derrière les logements, c’était plus rustique, mais c’était suffisant pour notre dernière nuit.

(11ᵉ juin) Le lendemain se fait de rangement et de voiture. Pendant que Mickaël et moi attendons sur le parking de l’aéroport, Erik et Thomas vont nettoyer la voiture pour la rendre impeccable. D’ailleurs, quand vous rendez la voiture, demandez un mail de confirmation que la voiture n’est pas en mauvais état, quand vous serez partie de Norvège si le service de location décide de vous retirer la caution, vous aurez une preuve que la visite finale a été faite et que rien n’a été détecté d’anormal.

Maintenant, on va parler de sujet autour de la Norvège.

Les Norvégiens

Drapeau norvégien flottant au vent sur fond de ciel bleu, symbolisant fierté et liberté nationales.

Alors, avant de commencer à dire quoi que ce soit, sachez que les norvégiens ne sont pas habitués par la politesse comme en France, un norvégien ne vous tiendra pas la porte et ne vous dira ni bonjour, ni au revoir. Alors est-ce une autre éducation, oui, c’est fort possible. Est-ce de la discrimination touristique… Oui, c’est fort possible.

Vous savez, les norvégiens sont fatigués des touristes, ça se sent avec les panneaux « no campings », quand vous leur demandez de l’aide pour trouver un chemin, ils sont très souvent inamicaux malgré des petites blagues ou des sourires pour baisser la tension globale. Le pire peut-être était le magasin souvenir du Trolltunga qui était super cher et un vendeur pas aimable qui n’a même pas dit un simple au revoir à mon bonne journée. Alors est-ce que c’est critiquable, oui, je suis français, je critique tout. Encore une fois, c’est sûrement une éducation et ils n’ont pas l’habitude de dire bonjour ou au revoir, mais en tout cas, sachez que de ce point de vue, parler à un norvégien, c’est parfois très sec. Excepté pour Vegard et Gro, l’exception qui confirme la règle. Je pourrais vous donner d’autres exemples comme celui de la vendeuse du Ferry, mais ça n’aurait pas vraiment d’importance. Ce qu’il faut retenir, c’est : ne soyez pas choqués, c’est une autre culture.

Le prix de la vie

Vous voyez la France ? Ben, c’est moins cher. Si ce n’était pas le cas avant, c’est sur beaucoup de produit dont l’essence que c’est le moins cher en Norvège. La seule différence se situera près de la bière ou du pain. La bière parce qu’ils veulent ralentir la consommation dans le pays et le pain parce que ce n’est pas tellement local chez eux d’en avoir. Par contre, le saumon et la viande ne coûtent vraiment rien. L’essence par exemple, c’est 1.80€ le litre, lors de ma rédaction, nous sommes le 18 août 2023 et le prix dans la station Totale proche de chez moi est à 2€ le litre. Comment un pays qui roule à l’électrique arrive à vendre moins cher de l’essence en ayant des zones complètement difficiles d’accès, c’est vraiment un mystère.

Pour le trajet entier, il nous a fallu trois pleins d’essences. Soit environ 240€. C’est très raisonnable par rapport à toute la route que nous avons faite.

Par contre, vous ne trouverez pas de supermarché type Leclerc, Carrefour, Auchan ou Intermarché, les magasins sont très souvent des petits magasins avec ce qu’il faut pour se faire des repas.

Astuce : Un Euro équivaut à 10 couronnes norvégiennes (NOK) approximativement (11.57 NOK pour être précis). Pour faire vos calculs, il vous suffit donc de prendre le prix en NOK et de le diviser par 10. Ça vous permet de savoir combien en euro, vous devrez débourser.

Une information pertinente par rapport au prix de la vie est que la pêche est entièrement autorisée et gratuite. Donc si vous êtes bon dans le domaine, ce n’est pas impossible que vous pouviez vous nourrir de cette façon.

L’équipement

Voici tous les liens de tout le matériel que j’ai personnellement utilisé pour (spécifiquement) ce voyage : (On dirait que je suis sponsorisé Decathlon)

26€ Pantalon modulable pour le Trolltunga, quelque chose de léger qui sèche vite : https://www.decathlon.fr/p/pantalon-modulable-de-randonnee-mh150-homme/_/R-p-332373?mc=8652205&c=gris

55€ Matelas gonflable, résistant et vraiment très confortable : https://www.decathlon.fr/p/matelas-gonflable-de-trekking-mt500-air-xl-195-x-60-cm-1-personne/_/R-p-189394?mc=8612277&c=bleu_turquoise

65€ Sac de couchage de trekking, 5°C, ne prenez pas au-delà, vous risquez d’avoir un peu froid parfois : https://www.decathlon.fr/p/sac-de-couchage-de-trekking-mt500-5-c-polyester/_/R-p-311218?mc=8556633

9€ Pour rester au sec, rien de mieux qu’un Poncho de pluie : https://www.decathlon.fr/p/poncho-de-pluie-de-randonnee-forclaz-mt-50-10l-gris/_/R-p-339021?mc=8737843&c=gris_bleu

40€ Popote pour 2 personnes, parfaite pour manger, je n’ai pas trouvé mieux : https://www.decathlon.fr/p/popote-camp-du-randonneur-mh500-inox-revetement-anti-adhesif-2-personnes-2-1l/_/R-p-174678?mc=8492728&c=gris

60€ Chaussures imperméables, c’est un nécessaire en Norvège, il faut qu’elles soient imperméables : https://www.decathlon.fr/p/chaussures-impermeables-de-randonnee-montagne-mh100-mid-homme/_/R-p-307814?mc=8553119&c=noir

110€ Sac à dos de Trekking (90L), si vous avez plus grands c’est mieux, si vous avez plus petits, c’est chaud, mais c’est selon votre équipement et ce que vous transportez : https://www.decathlon.fr/p/sac-a-dos-de-trekking-homme-90-l-mt100-easyfit/_/R-p-309809?mc=8559698&c=bleu

50€ Réchaud, la bouteille, vous pourrez l’acheter sur place dans un Biltema : (Si les flammes ne sortent pas, c’est que vous n’avez pas assez tourné le Pocket Rocket, il a besoin d’être serré très fermement et la peinture de la bouteille de gaz vous ralentira, n’hésitez pas à forcer) https://www.monrechaud.com/msr-pocket-rocket-2.html

6€ Un oreillet gonflable, c’est surtout pour le confort : https://www.decathlon.fr/p/oreiller-gonflable-de-camping-air-basic/_/R-p-12883?mc=8677189&c=bleu_turquoise

40€ Tente (si vous avez des tentes fresh&black, c’est vivement conseillé) : https://www.intersport.fr/tente_de_camping_vega_10_2-mckinley-p-289509~F0O/

Pourquoi une tente Fresh&Black ? Alors oui, c’est un luxe, mais en Norvège, durant l’été, vous n’aurez la nuit que pendant 3h grand max. Le reste ne sera que du soleil, donc dormir dans un environnement qui vous permet de ne pas être réveillé par le soleil et d’avoir chaud à six heures du matin, c’est toujours un confort en plus et surtout du repos pour les journées.

16€ Je ne l’avais pas durant le voyage, c’est après que je l’ai acheté, mais je conseille la Gourde MH500 : https://www.decathlon.fr/p/gourde-mh500-isotherme-randonnee-inox-0-8l/_/R-p-301275?mc=8574755&c=rouge

Le Trolltunga

Je vais mettre les points sur les i. Si vous n’y allez que pour une photographie et que vous n’avez jamais ou presque pas fait de randonnée, arrêtez tout de suite. Les articles autour du Trolltunga qui vante sa vue, oui, c’est beau, ils oublient juste de dire que c’est dangereux et que ce n’est vraiment, mais alors vraiment pas, une promenade de santé.

Vous avez trois parkings, je vous conseille de commencer à P3, le P2 est faisable a pied jusqu’au T3 mais c’est de la pure montée, ça risque de vous faire mal dès le départ.

Vous pouvez retirer la marche du matin, c’était celle de Rogdo jusqu’à notre voiture. Mais les 35 kilomètres restants, c’est la randonnée qui vous attend.

La première partie est simple si vous partez du parking P3. Vous en avez pour un quart d’heure de marche simple et vous arrivez devant les marches en pierre. Cela va vous demander entre 30 minutes et 1 heure pour monter, si vous ne vous en sentez pas capable : faites demi-tour. Il n’y a pas de honte à faire demi-tour, je trouve personnellement ça plus courageux que d’être un imbécile qui veut se prouver quelque chose.

Car si certains disent que les marches en pierre, c’est le plus difficile, ils oublient la neige :

Nous sommes en juin, la neige n’a pas totalement fondu en hauteur, ce qui veut dire que vous pouvez glisser, vous pouvez tomber et la neige cache des cavités d’1 ou 2 mètres sous vos pieds. Si vous ne faites pas attention, vous pouvez vous faire très mal en traversant un tapis de neige qui cache un trou.

Parfois, vous devrez vous écarter et vous enfoncer dans la neige pour laisser passer des personnes qui le font au retour ou qui marchent plus vite que vous, c’est éprouvant, et en plus quand on ne vous dit pas merci, ça donne envie de planter le bâton à la Jean-Claude Dusse.

Si sur votre chemin, vous trouvez des barres de métal croisé et enfoncer dans la neige, cela veut dire que le chemin est condamné, il est changé tous les jours par des guides qui vous obligent à utiliser un autre chemin.

Pour l’équipement d’ailleurs, la marche vous demandera beaucoup d’effort, votre corps va se réchauffer rapidement, donc préparez un vêtement chaud, mais pas trop lourd et un short voir un pantalon (ou un pantalon qui se change en short). Munissez-vous de crème solaire, car l’ombre n’existe pas là-haut et ça peut parfois cogner. Prenez avec vous :

AU MOINS 4 litres d’eau par personne. Si vous êtes courageux, vous pourrez remplir votre gourde avec l’eau des cascades (on remplit sa gourde uniquement avec les cascades au-dessus de nous, pas en dessous pour éviter les impuretés des Hommes). Mais je vous invite à avoir une eau potable et traitée, le risque zéro n’existe pas, n’allez pas devenir malade avec l’eau des cascades. Et non, on ne remplit pas sa gourde avec de la neige, c’est encore pire ! Je ne suis pas responsable de ce que vous allez boire, c’est en votre âme et conscience si vous buvez l’eau des cascades. Si vous manquez d’eau, au parking P2, vous avez des toilettes pour remplir vos gourdes avant la montée.

Et enfin, si vous avez des piquets de marche, prenez-les ça vous aidera à ne pas glisser et vous aurez besoin de vous maintenant parfois, l’un des chemins vous demandera de monter à flanc de montagne, c’est dangereux, la chute peut être dramatique donc avoir des piquets et/ou des chaussures à crampons, c’est vraiment recommandé.

Si vous avez prévu de dormir au Trolltunga, soyez bien formé, l’équipement sera un supplice durant votre montée, mon petit sac photographie de quelques kilos a été un véritable fardeau que mon frère m’a gentiment aidé à porter. Alors si vous dormez là-haut, renseignez-vous énormément, ne prenez que le strict nécessaire et à la moitié du chemin, ce sera le seul endroit où vous pourrez bivouaquer.

Désormais, vous êtes à la langue du Troll.

Vous voyez cette dame ? Ne soyez pas cette dame. Il y a des accidents qui arrivent, en dessous, c’est 700 mètres de chute, si vous êtes pris de vertige ou vous ne reprenez pas votre équilibre, c’est finito. Alors, on ne joue pas, la langue ce n’est pas un spectacle, on fait une petite photo sur le milieu de la langue, on reste humble, on n’a rien à prouver aux autres et on admire la vue !

Il y aura du monde en haut, par chance pour nous, c’était 30 minutes d’attentes, mais généralement ça peut durer une à plusieurs heures, en sachant que la montée et la descente, vous pouvez compter quatre heures aller et quatre heures retour, vous verrez que dans une journée, c’est très compliqué. L’important étant de rejoindre le parking au plus vite pour éviter une marche dans la pénombre, c’est pour votre sécurité.

Si vous êtes blessé, il y a des zones avec lesquelles un hélico viendra vous chercher en cas de danger. C’est vraiment pour une extrême urgence !

Le parking du Trolltunga coûte 52€ pour le P2 et vous devrez payer 14€ environ pour avoir une navette qui vous emmène au P3. La navette s’arrête à partir de 19 h 30 si jamais.

J’ai tout dit, en conclusion : Si vous ne le faites pas, ce n’est pas grave, la douleur et la force mentale et physique que ça demande ne vaut pas une photographie. Moi, sincèrement, je regrette.

Le péage

Un tunnel, un ferry, vous n’aurez pas besoin de sortir la carte bleue. Parce que les caméras enregistrerons votre plaque d’immatriculation et vous devrez tout payer à la fin !

C’est une méthode norvégienne, dans les grandes lignes, tous les tunnels et les ferrys sont payants, mais ne sont pas très chers. Voici un tableau qui vous permettra de vous rendre compte du prix total en NOK de notre voyage.

Pour rappel, nous sommes partis de Bergen vers Stavanger en passant par Odda puis rebelote au retour, passant par Odda pour retourner à Bergen. Prix total : 82,03€

Pour payer, vous devrez attendre quelques jours après votre retour en France, si vous avez une location avec Hertz, vous serez débité de la totalité des charges de votre voyage.

La météo

Je le dis plus haut, la Norvège, c’est 20h de soleil, quatre heures de nuit grand max durant l’été. C’est assez déboussolant, vous ne connaitrez pas vraiment les nuits noires comme en France. Pour ce qui est de la météo en juin, on a été très chanceux, à la base, c’est plus souvent un temps gris et pluvieux, pourtant pour notre séjour entier, nous n’avons pas eu une seule goutte de pluie.

Le poncho n’a donc servi à rien, mais il vaut mieux prévenir que guérir !

Rien à dire de plus, s’il fait beau, il fait chaud, s’il pleut, il fait froid, préparez-vous donc en conséquence.

Les applications utiles

Nous avons déjà parlé de Alltrails plus haut, mais faisons un récapitulatif :

Alltrails : Application pour connaitre les chemins de randonnée et toutes les informations autour, application très complète, utilisable aussi en France

Télécharger l’application : Appstore ou Playstore

Easypark : Application qui vous permettra de trouver des parkings autour de vous, utile en ville. L’application vous permettra également de payer en direct pour quelques frais en plus. Mais vous pourrez ajouter du temps pour avoir la conscience tranquille et vous balader plus longtemps sans avoir besoin de rejoindre la voiture. En sachant que les parkings sont payants la majorité du temps et deux fois moins cher pour les voitures électriques.

Télécharger l’application : Appstore ou Playstore

Tricount : Merci Mickaël pour cette application (c’est lui aussi pour Alltrails d’ailleurs) qui vous permet d’inscrire vos frais, les bons comptes font les bons amis, l’application vous permet de calculer pour vous combien vous devez à vos copains copines, c’est parfait !

Télécharger l’application : Appstore ou Playstore

TripIt : C’est une application qui vous permet d’enregistrer vos voyages en avion. C’est assez intéressant, car vous pouvez ajouter des documents en PDF pour le voyage, donc ça permet d’avoir votre billet en version numérique déjà prêt selon votre voyage. Sinon l’application d’Airfrance ou KLM le font aussi, mais peut-être pas pour tous les voyages.

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Avec ça, vous pourrez partir plus sereinement !

Le prix total du voyage

Equipement : 477€
Parking pour la voiture à Paris : 70€ /4 = 17€
Avion : 264€
Location voiture : 736€ /4 = 184€
Camping : 50€ (par personne pour tente et douche)
Essence : 240€ /4 = 60€ (environ)
Péage : 81€ = 20€
Trolltunga : 66€
Stavkirke de Bergen : 10€
Nourriture : 10€ par repas = 190€ + 50€ extra = 240€

Total = 1388€

Je compte large certains prix afin de ne pas faire d’erreurs et vous donner un prix légèrement plus élevé pour s’approcher de la réalité. Dans les faits, il y a aussi les cadeaux souvenirs, la bouteille de gaz, le cidre norvégien, je vous avoue aussi qu’il y a eu un McDonald’s parce que mon frère rêvait de manger des Apple Pies comme en Nouvelle-Zélande. Mais tout ça fait partie des extras, quand on voyage, il faut aussi se faire plaisir et avoir en tête que le prix sera forcément plus élevé que dans nos plans.

Questions et réponses (F.A.Q)

@theo_in_the_wild sur Instagram :

Un objectif en particulier ? Sinon bon voyage et bravo pour tes photos !

Sans pour autant parler d’objectifs, le but était avant tout de voir la Norvège au moins une fois dans sa vie. Depuis tout petit j’aime les vikings, les histoires nordiques, la mythologie et dernièrement les histoires sur les Trolls. Mon objectif était de faire des belles photographies et voir le Trolltunga, une église nordique ainsi que le Sverd I Fjell, en termes de photographie animalière, je ne me suis pas donné d’objectifs, car je savais que j’allais manquer de temps. Donc finalement, je peux le dire, le voyage a été un franc succès et je suis très fier d’avoir vu tout ce que je voulais voir.

@sheadmiresnature sur Instagram :

Des animaux en particulier que tu souhaites photographier ? Est-ce, selon toi, la période idéale ?

Comme je le disais précédemment, non, je n’avais pas spécialement une envie de faire des photographies animalières, si j’y étais allé pour ça, j’aurais adoré voir une baleine, des phoques et pourquoi pas des rennes. Mais comme je m’éloignais des côtes, c’était évident que le Renne était ma seule option. À la place, nous avons vu une Biche et un Cerf de très près, environ 5 mètres, la Biche le premier jour de notre arrivée et le Cerf lors d’une randonnée.
Pour ce qui est de la période, je dirais que j’aurais préféré plus en hiver pour vraiment voir la neige, mais ça aurait énormément compliqué notre voyage, donc juin était le choix parfait pour un climat modéré.

@bravebor sur Instagram :

Il fait beau là pour partir en Norvège ?

Oui, juin est la période idéale, excepté pour le Trolltunga qui demande une période plus chaude afin de ne pas connaître la neige comme nous l’avons eu lors de notre montée.

@wildlife_meetings sur Instagram :

Quelles sont tes attentes photographies/vidéos et d’observation d’expérience ?

Pour la photographie, la neige et les cascades, c’était vraiment ce que je voulais photographier. Pour la vidéo, être capable de vous faire une vidéo complète de mon séjour avec des beaux plans qui vous font rêver et moi une vidéo souvenir pour la revoir plus tard. Normalement, c’est réussi !

@camille_wildlife_ sur Instagram :

Tu vas là-bas pour la photo ou le perso ?

Les deux ! L’important est de réaliser un rêve d’enfant et visiter la Norvège, mais si la photographie peut s’ajouter, c’est la combinaison parfaite !

@ak.wildpix sur Instagram :

Salut salut ! Moi, je veux tout savoir, l’itinéraire, la culture Norvégienne, la faune, les paysages… everything !!

Parfait pour faire une conclusion !

Je vais faire le plus rapide possible afin de ne pas trop revenir sur ce que j’ai déjà dit. Pour l’itinéraire, nous sommes partis de Bergen vers le Gaupholm Camping, le lendemain, nous avons repris la route pour rejoindre Odda, nous avons dormi le soir à Eikhamrane Camping. Ensuite, nous avons fait le Bondhus Lake pas très loin d’Odda et nous avons dormi à Rogdo le soir-même. Le lendemain, nous avons fait route vers le Trolltunga et le soir, nous sommes retournés à Eikhamrane Camping. Il était temps de partir à Stavanger, nous avons fait une halte aux cascades du Latefossen et de Langfoss. Nous prenons le soir le ferry vers Stavanger, allons voir le Sverd I Fjell et bivouaquons vers Stavanger. Nous visitons la ville le lendemain et on reprend la route vers Odda, On passe par Roldal avant et on retourne au Eikhamrane Camping, on passe la journée à Rogdo pour notre randonnée et on redort à Eikhamrane. Puis c’est le retour, on rejoint Gaupholm camping où on dort le soir et on repart le lendemain pour visiter Bergen et y dormir avant de prendre l’avion.

Et là, je vais répondre à toutes tes autres questions : j’ai adoré la Norvège, les paysages sont sublimes, c’était époustouflant, c’est une autre vision de la vie, des maisons en bois avec de l’herbe sur les toits, une faune diverse, j’ai vu pour la première fois une Biche de près, un Cerf à quelques mètres, une Sterne en vol stationnaire sous mes yeux et un Traquet Motteux à Trolltunga, mais ce que je regrette vraiment, c’est la tournure que prend le pays. Je vois une culture qui se perd, des traditions qui s’oublient, des Norvégiens qui ferment petit à petit le pays et voit d’un mauvais œil le tourisme. Est-ce un problème, de leurs points de vue, je dirais que non. Maintenant, pour reparler des villes, quelle déception ! Tout est si neuf, bétonné, sans vie, sans histoire. C’est surprenant vraiment, on se retrouve dans des grandes villes inhabitées parce que par exemple, les restaurants en Norvège, c’est très rare, ça ne fait pas partie de leurs habitudes d’aller au restaurant, alors il y en a très peu, mais ça n’aide pas à faire vivre les villes. Et quand on est hors des villes, on atteint parfois une campagne profonde où les habitants vivent de leurs coins. Je ne critique pas cela, parce qu’ils vivent une vie simple, ce qu’on devrait faire aussi en France, mais nous avons une autre vision des choses. Si je devais retourner en Norvège, ce serait uniquement dans les Îles Lofoten ou le Svalbard pour la photographie animalière. Sinon, je garderai le souvenir de ce voyage en mémoire et ce sera déjà très bien !

Bonus

À défaut d’une bretonne, tu vas te trouver une Norvégienne ?

Ça va soulever de la zouz ?

Tu vas forniquer à la belle étoile avec tes compères ?

Merci pour ces questions qui tournent autour de ma vie amoureuse, sachez que non, je n’ai pas trouvé de Norvégienne et non, je n’ai pas pratiqué de sport spécifique là-bas, la seule chose qui m’a défoncé, c’est le Trolltunga.

Retrouvez la vidéo juste ici : https://youtu.be/BB58FsxRydg

Retrouvez toutes les photographies de la Norvège juste ici : https://colorfulens.fr/galerie-norvege/

A bientôt pour des nouvelles aventures !