Yolhan Niveau
Centre-Val de Loire · Berry · Indre
Un regard construit dans la durée
Je m'appelle Yolhan Niveau, né en 1998 en région Centre. Je pratique la photographie animalière en Berry et en Val de Loire depuis plusieurs années, après un premier appareil — un Olympus E-M10 Mark II — qui a changé ma façon de regarder le monde vivant.
Avant les premières images d'oiseaux, il y a eu des études de lettres à Blois, une licence d'histoire à Tours, un long passage en Bretagne. Ce détour n'est pas anecdotique : c'est lui qui m'a appris à tenir sur la durée, à revenir au même endroit sans certitude, à observer avant de déclencher.
La faune m'a rattrapé progressivement. D'abord les fleurs et les insectes à portée de main, puis la découverte de photographes naturalistes — Morten Hilmer, Éric Deschamps — dont la rigueur et la discrétion sur le terrain ont formé mes premières références sérieuses. La longue focale est venue ensuite : elle impose une distance, et cette distance protège.
L'éthique avant l'image
La règle la plus simple est aussi la plus difficile à tenir : ne jamais forcer une scène. Si l'animal s'éloigne, s'inquiète, ou interrompt un comportement à cause de ma présence, je m'arrête. Le déclencheur attend. Je repars si nécessaire.
Cette posture influe sur tout le reste : les horaires de sortie, la façon d'approcher, les zones que je fréquente et celles que j'évite délibérément. Je ne publie jamais de coordonnées géographiques précises — ni dans mes articles, ni en réponse à des messages. La rareté de certaines espèces ou de certains comportements se protège par le silence autant que par les lois.
Une photographie animalière éthique ne se limite pas à l'instant du déclenchement. Elle commence bien avant — dans le choix de ne pas déranger une nidification pour une image, de ne pas revenir trop souvent sur le même poste, de ne pas publier ce qui attirerait du monde sur un sujet fragile. C'est une pratique de retenue autant qu'une pratique visuelle.
Travailler lentement, revenir au même endroit, accepter l'attente. La photographie animalière n'a de sens que si elle respecte pleinement le vivant qu'elle montre.
Espèces, territoires, phénologie
Mon terrain principal, c'est le Centre-Val de Loire : les vallées alluviales, les lisières de forêt, les zones humides de l'Indre (36) et de l'Indre-et-Loire (37). Ces milieux offrent une faune variée et changeante selon les saisons — une faune qu'on ne comprend qu'en la fréquentant longtemps, aux mêmes endroits, dans les mêmes lumières.
Les oiseaux constituent l'essentiel de mon travail photographique : passereaux, rapaces, limicoles de passage, ardéidés des zones humides. Plus de cinquante espèces documentées, certaines au comportement très régulier, d'autres strictement saisonnières. La phénologie guide les sorties : savoir quand on attend une espèce, à quel moment de la journée elle s'expose, comment son comportement évolue de la migration au cantonnement.
Les mammifères — chevreuils, renards, mustélidés — exigent une autre patience : des sorties à l'aube et au crépuscule, des angles d'approche travaillés sur plusieurs visites, une connaissance des corridors empruntés régulièrement. Les insectes et la macro offrent un regard inverse : lenteur totale, lumière rasante, le détail qui révèle une architecture que l'œil nu ne voit pas.
J'utilise également un DJI Mini 4 Pro pour des perspectives aériennes sur les paysages du Val de Loire — lisières, boucles de rivière, mosaïques de milieux — lorsque la vue du dessus dit quelque chose que le sol ne peut pas montrer. Le télépilotage reste discret, loin de la faune, soumis aux mêmes exigences que le reste.
Matériel, approche, lumière
Je travaille principalement avec un Nikon Z6 II, full frame hybride, associé au Tamron 150-600 mm G2 — une combinaison qui absorbe les basses lumières de l'aube et tient à l'affût sur de longues séquences. Le Nikon Z50 prend le relais pour les sorties légères et les longues marches.
La lumière guide la sortie plus que l'espèce. Le Val de Loire en fin d'après-midi, la brume sur les zones humides au lever du jour : ces conditions atmosphériques sont souvent le sujet autant que l'animal lui-même. Je cherche des images simples, aérées, dans lesquelles le sujet existe sans avoir besoin d'être sous-titré.
Je ne retouche pas à outrance. L'exposition, le contraste local, parfois le recadrage — le fichier RAW reste proche du réel capturé. Ce que je n'ai pas réussi à voir sur le terrain, je ne le construis pas en post-traitement.
| Usage | Équipement |
|---|---|
| Boîtier principal | Nikon Z6 II |
| Boîtier secondaire | Nikon Z50 |
| Longue focale | Tamron 150–600 mm G2 |
| Macro | Sigma 105 mm Macro |
| Drone | DJI Mini 4 Pro |
| Support | Rollei Rock Solid + Lion Rock Gimbal Head M |
Papier Hahnemühle, dès 35 €
Chaque photographie vendue sur Colorfulens est tirée sur papier Hahnemühle — une référence en impression fine art, reconnu pour son grain, sa profondeur de noir et sa longévité. C'est un choix délibéré : un tirage d'art doit tenir dans le temps et se comporter comme une œuvre, pas comme une reproduction.
Les tirages sont disponibles dès 35 €, en formats variés. Avant toute commande, il est possible d'échanger pour ajuster le cadrage, le format ou l'ambiance souhaitée. Je réponds sous 48 heures ouvrées.
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